L’ONILEV rassure sur la disponibilité de la pomme de terre pendant et après le Ramadhan

Le directeur général de l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV), Redouane Haroumi, assure de la disponibilité des produits agricoles sur le marché.
Le DG de l’ONILEV rappelle que l’opération de déstockage, notamment de la pomme de terre, de l’oignon et de l’ail, se poursuit afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement pendant et après le mois de Ramadhan.
Les prix ne dépassent pas 40 dinars le kilo dans les marchés de proximité
Concernant la pomme de terre, Haroumi indique, samedi, dans une déclaration à Horizons, que l’opération de déstockage a atteint 50 % de son exécution. Il précise que, pour garantir la disponibilité durant le mois sacré, l’ONILEV avait anticipé en stockant plus de 19 500 tonnes. Il rappelle également que le programme de mise sur le marché a été lancé le 1er février dernier, en collaboration avec l’opérateur public, la Société algérienne de régulation des produits agricoles (SARPA). «Ce programme concerne neuf wilayas du pays, notamment du centre. L’opération a atteint les 50 %, ce qui a permis de réguler le marché et de stabiliser les prix», indique-t-il, faisant remarquer que les prix ne dépassent pas 40 dinars le kilo dans les marchés de proximité. Le responsable précise que la pomme de terre proposée actuellement sur les étals est un produit de saison. Il fait savoir que la production de l’arrière-saison, attendue durant la période mars-avril, contribuera à renforcer l’approvisionnement du marché.
Concernant la période après l’Aïd, le dispositif de régulation à travers le stockage se poursuit également, avec un objectif d’atteindre les 60 000 tonnes. «Jusqu’à jeudi dernier (5 mars NDLR), 30 000 tonnes ont été stockées, selon des procès-verbaux de fermeture. L’opération se poursuit avec la production de l’arrière-saison», fait-il savoir. Cette démarche vise, explique-t-il, à approvisionner les marchés et à stabiliser les prix, notamment durant les périodes de soudure où la récolte connaît relativement une baisse. Selon les prévisions, cette période devrait intervenir au mois d’avril. Elle s’explique par un décalage dans les périodes de plantation et de récolte. S’agissant de la production globale, le DG de l’ONILEV indique que la récolte «sera meilleure» que celle de l’année précédente. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment les conditions climatiques favorables, l’amélioration des rendements et la disponibilité de la semence à des prix raisonnables. «Le prix de la semence varie actuellement entre 80 et 200 dinars, alors qu’il était de l’ordre de 400 dinars l’année dernière», précise-t-il.
Maintenir la stabilité des prix
«Notre objectif est d’assurer la régulation du marché, à la fois pour approvisionner les marchés durant les périodes de soudure et pour absorber les excédents de production», ajoute le DG de l’ONILEV. Il affirme que 120 000 tonnes ont été stockées durant la saison, ce qui traduit une production importante. «Cette situation a permis de maintenir la stabilité des prix et la disponibilité du produit sur les marchés. Actuellement, la pomme de terre fraîche provenant d’Oued Souf se vend autour de 65 dinars le kilogramme, tandis que le prix de gros varie entre 45 et 55 dinars. La pomme de terre, qu’elle provienne d’Oued Souf, Chlef, Aïn Defla, Mascara, Skikda ou Bouira, est disponible», indique-t-il.
S’agissant de l’oignon, Haroumi précise que l’ONILEV a constitué un stock global de régulation de 61 000 tonnes durant la période janvier-février. Parmi ce volume, 37 000 tonnes sont destinées au programme spécial Ramadhan. «La mise sur le marché se poursuit par phases, avec des prix variant entre 35 et 40 dinars au niveau des entrepôts», informe-t-il. Pour ce qui est de l’ail, Haroumi fait savoir que l’Office dispose d’un stock de sécurité de 9 775 tonnes. Sur ce volume, 5 100 tonnes ont déjà été injectées sur le marché à l’occasion du Ramadhan, avec des prix plafonnés à 500 DA le kilo au niveau des entrepôts.
Wassila Ould Hamouda