Lorsque le peuple rend hommage à son enfant

Le défunt ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual, était un enfant du peuple, et ce dernier le lui a bien rendu lors de la cérémonie de recueil à sa mémoire organisée au Palais du peuple à Alger.

Après le passage des hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a tenu à rendre hommage au regretté Liamine Zeroual, qui a marqué l’histoire de l’Algérie par son dévouement, son intégrité et sa sagesse dans la gestion des affaires internes et extérieures du pays, durant une période délicate de son parcours post indépendance, le défilé des cadres civils et militaires s’est poursuivi pour se recueillir à la mémoire de ce révolutionnaire qui a forcé le respect de tous les Algériens.

 Liamine Zeroual avait réussi à réconcilier les enfants de l’Algérie

Qu’ils soient hauts gradés de l’Armée nationale populaire (ANP), dont il a été un cadre supérieur des années durant, membres du Gouvernement ou hommes politiques, ils étaient tous au rendez-vous pour rendre un dernier hommage à feu Liamine Zeroual. Mais aux cotés des «officiels», des citoyens lambda, des enfants du peuple, avaient tenu, aussi, à être présents à cette cérémonie ô combien symbolique. Des personnes d’un certain âge qui avaient pu apprécier les décisions judicieuses prises par l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, et n’ont pas oublié que cet homme avait réussi à réconcilier les enfants de l’Algérie en prônant le pardon accordé à ceux et celles qui ont dévié de la voie de la raison pour se perdre dans l’obscurantisme du terrorisme.

Toutefois, le plus marquant dans cette cérémonie solennelle est que parmi les personnes ayant fait le déplacement au Palais du peuple, des jeunes à qui l’on a, à juste titre, vanté les mérites du regretté moudjahid et ancien chef de l’Etat. Ainsi, feu Liamine Zeroual aura fait l’unanimité de son vivant, lui qui après s’être retiré de la vie politique est redevenu un citoyen «normal» qui se mêlait à ces concitoyens dans sa ville natale de Batna sans aucun protocole et partageait avec eux des moments de convivialité, humble qu’il était. Il aura réuni, de nouveaux, les enfants de son pays qu’il chérissait tant après sa mort, ce qui témoigne de son appartenance au Peuple, qui le lui a bien rendu.

Karim Aït Saâda

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