Des pays refusent de prendre part à l’escalade militaire au Moyen-Orient

Des pays refusent de prendre part à l’escalade militaire au Moyen-Orient suite à l’appel d’aide lancé samedi par Donald Trump pour débloquer le détroit d’Ormuz.
Le Japon, devenu la première grande économie mondiale à puiser dans ses réserves stratégiques pour prévenir un choc pétrolier, a indiqué, lundi, qu’il «n’envisageait pas» d’opération de sécurité maritime au détroit contrôlé par l’Iran. «Dans la situation actuelle en Iran, nous n’envisageons pas d’ordonner une opération de sécurité maritime», a dit devant le Parlement le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi.
La Première ministre, Sanae Takaichi, estime que toute opération de sécurité maritime serait «extrêmement difficile juridiquement». En effet, l’envoi des forces d’autodéfense à l’étranger est politiquement sensible dans un Japon officiellement pacifiste. De nombreux électeurs restent attachés à la Constitution de 1947, imposée par les Etats-Unis et qui implique de renoncer à la guerre.
Londres ne se laissera «pas entraîner dans une guerre plus vaste»
Le Royaume-Uni, pourtant grand allié des Etats-Unis, ne se laissera «pas entraîner dans une guerre plus vaste», a affirmé, lundi, le Premier ministre britannique Keir Starmer. Il a expliqué, lors d’une conférence de presse, que Londres travaillait avec ses partenaires sur un plan «viable» afin de rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
«Ce n’est pas une tâche facile. C’est pourquoi nous travaillons avec tous nos alliés, notamment nos partenaires européens, afin d’élaborer un plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de navigation dans la région le plus rapidement possible», a-t-il poursuivi.
Berlin plus catégorique
Berlin a été plus catégorique. La guerre engagée par l’entité sioniste et les Etats-Unis contre l’Iran «n’a rien à voir avec l’Otan», a déclaré, lundi, le porte-parole du gouvernement allemand. «L’Otan est une alliance pour la défense du territoire» de ses membres et «il manque le mandat permettant de faire intervenir l’Otan», a dit Stefan Kornelius en conférence de presse.
En Australie, la ministre australienne des Transports, Catherine King, a indiqué, lundi, que son pays n’enverrait pas de navire de guerre dans le détroit d’Ormuz. «Nous n’enverrons pas de navire dans le détroit d’Ormuz. Nous savons à quel point c’est extrêmement important, mais ce n’est pas quelque chose qui nous a été demandé ni à quoi nous contribuons», a-t-elle déclaré à la chaîne ABC.
La Chine reste en contact avec les Etats-Unis
La Chine, quant à elle, a indiqué rester en contact avec les Etats-Unis au sujet d’une visite du président américain après la menace de ce dernier de reporter sa venue prévue la fin du mois en cours si Pékin n’aidait pas à débloquer le détroit d’Ormuz.
Par ailleurs, les chefs de la diplomatie de l’UE discutent, lundi, d’un possible recours dans le détroit d’Ormuz à la mission Aspides de protection du trafic maritime. Selon la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, «il est dans notre intérêt de maintenir ouvert le détroit d’Ormuz et c’est pourquoi nous sommes en train de discuter de ce que nous pouvons faire à cet égard, du côté européen».
Synthèse Samira C.