180 organisations dénoncent à Séville le colonialisme en Palestine et au Sahara occidental

180 organisations se sont unies pour dénoncer le colonialisme en Palestine et soutenir l’autodétermination  du Sahara occidental.

Des centaines de personnes ont occupé dimanche la place du centre-ville Parasol à Séville, dans le sud de l’Espagne, pour manifester contre le colonialisme et l’occupation des territoires, notamment en Palestine et au Sahara occidental.

Sous le slogan «Faisons entendre nos voix en chantant !», l’événement, qui a réuni 180 organisations et instances de défense des droits humains, a transformé le Metropol Parasol (Las Setas de la Encarnación) en une tribune ouverte pour s’élever contre les guerres et les occupations, par les discours et la musique témoignant d’une prise de conscience croissante en Europe des dangers des politiques coloniales ciblant les peuples.

Expression collective de rejet de l’occupation

La «Plateforme ouverte pour la paix», à l’origine de l’initiative, a déclaré que l’événement était une expression collective de rejet de l’occupation, que ce soit en Palestine ou au Sahara occidental, où des voix se sont élevées en chants de liberté et de justice, envoyant un message clair : les peuples n’accepteront plus la logique de la domination et de l’asservissement.

Les manifestants ont souligné que l’occupation marocaine continue du Sahara occidental constitue un exemple flagrant de politiques visant à imposer un fait accompli, dans un contexte de violations constantes des droits humains et de pillage systématique des ressources, le tout sous un silence international troublant.

Pour un élargissement du front de solidarité internationale

La cause palestinienne a également été au cœur de la manifestation. Les participants ont condamné les crimes perpétrés par l’occupation sioniste et affirmé que l’agression systématique contre le peuple palestinien reflète la nature d’un projet colonial de peuplement fondé sur l’exclusion et l’oppression, en violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales.

Les organisateurs ont insisté sur le fait que cette convergence entre les causes sahraouie et palestinienne n’est pas fortuite, mais témoigne d’une souffrance partagée sous des régimes occupants qui emploient les mêmes outils répressifs, de la restriction des libertés à la confiscation des droits et au pillage des ressources. Selon eux, cela exige un élargissement des cercles de la solidarité internationale.

Prochaine conférence sur le Sahara occidental à Bruxelles

Dans ce contexte, l’événement a réuni des personnalités éminentes du monde intellectuel, culturel et des droits humains, notamment la militante sahraouie Aminatou Haidar, dont la présence symbolisait la résilience du peuple sahraoui face à l’occupation.

Dans le cadre des campagnes de solidarité, Bruxelles accueillera le 27 mars prochain une conférence intitulée «Rétablir le droit international : le cas du Sahara occidental – Les obligations de la communauté internationale».

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