Début du processus de transition en Iran

Début du processus de transition en Iran dimanche, au lendemain de la mort en martyr du guide suprême Ali Khamenei dans l’agression américano-sioniste lancée contre son pays.
Trois hauts responsables, dont le président Massoud Pezeshkian, assureront la transition dans le pays, a laissé entendre un des conseillers du guide suprême, Mohammad Mokhber, cité par la télévision d’État. Le principal responsable de la sécurité du pays, Ali Larijani, avait plutôt annoncé qu’ «un conseil de direction provisoire sera bientôt formé.
Le président, le chef du pouvoir judiciaire et un juriste du Conseil des gardiens assumeront la responsabilité jusqu’à l’élection du prochain dirigeant». Selon lui, «ce conseil sera mis en place dès que possible». «Nous travaillons à sa formation dès aujourd’hui», a-t-il assuré. L’ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques en Iran, est nommé au sein du conseil assurant la transition, ont annoncé des médias d’État iraniens.
Le pays s’est préparé à tous les scénarios
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé, dimanche, que le pays s’était préparé à «tous les scénarios», y compris la mort de son guide suprême Ali Khamenei. «Nous nous sommes préparés à ces moments et avons envisagé tous les scénarios», a-t-il dit dans une vidéo diffusée à la télévision d’État. Le président du Parlement iranien a ajouté que le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, avaient «franchi nos lignes rouges» et «en subiront les conséquences».
L’Iran a confirmé, dans la nuit de samedi à dimanche, la mort en martyr de son guide suprême dans les frappes américano-sionistes. Ali Khamenei est tombé en martyr dans les attaques menées samedi par l’entité sioniste et les États-Unis, a annoncé l’agence de presse Irna et la télévision d’État. La fille du guide suprême, son gendre, ainsi que sa petite-fille étaient également tombés en martyrs lors de ces frappes, a rapporté l’agence de presse Fars, citant des sources officielles.
Deuil de 40 jours
À la suite de ces évènements, le gouvernement iranien a annoncé un deuil de 40 joursainsi que 7 jours fériés. Les Gardiens de la révolution ont promis «un châtiment sévère» aux «meurtriers» de l’ayatollah Ali Khamenei. Venger la mort de l’ayatollah Khamenei est un «droit et un devoir légitime», a assuré, dimanche, le président iranien.
Masoud Pezeshkian a estimé également que la mort de la «plus haute autorité politique de la République islamique d’Iran et d’un éminent chef du chiisme dans le monde» constituait une «déclaration de guerre contre les musulmans, en particulier contre les chiites, partout dans le monde». Des rassemblements ont lieu, dimanche, à Téhéran tandis que des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes du sud de l’Iran pour réclamer vengeance, selon des médias iraniens.
Synthèse Samira C.