Loi sioniste visant à exécuter des prisonniers: La Palestine et la communauté internationale condamnent  

La Palestine et la communauté internationale condamnent  l’approbation par la Knesset sioniste de la loi visant à exécuter des prisonniers palestiniens.

La présidence de l’Etat de Palestine considère cette loi comme un crime de guerre et une violation flagrante du droit international humanitaire et des Conventions de Genève et appelle les pays européens à abandonner le projet.  La présidence palestinienne refuse d’approuver la loi sur l’exécution des prisonniers et la considère comme un crime de guerre contre les Palestiniens, a rapporté, mardi, l’agence de presse Wafa.

Elle affirme, dans une déclaration citée par la même source, que cette loi constitue un crime de guerre contre le peuple palestinien et s’inscrit dans le contexte des politiques et mesures d’escalade menées par les autorités d’occupation dans tous les territoires palestiniens, y compris la bande de Ghaza, la Cisjordanie et Al Qods-Est. La présidence souligne, dans ce texte, que ces lois et procédures ne réussiront pas à briser la volonté du peuple palestinien ou à saper sa détermination, ni ne les dissuaderont de poursuivre leur lutte légitime pour la liberté et l’indépendance, et établissant leur État indépendant avec Al Qods-Est comme capitale.

La question des prisonniers restera une priorité absolue

La Palestine appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et humanitaires, à prendre une position sérieuse et réelle pour arrêter ces violations, et travailler pour tenir l’État occupant responsable et lui imposer des sanctions en raison de ses crimes continus contre le peuple palestinien, y compris la torture, l’isolement et les meurtres systématiques auxquels sont soumis les prisonniers et détenus à l’intérieur des prisons d’occupation, selon la déclaration de la présidence palestinienne.

Elle met en garde, également, contre les graves répercussions des lois sionistes racistes, qui augmenteraient la tension et l’escalade, et menaceraient les chances d’atteindre la sécurité et la stabilité dans la région. Elle a réitéré que la question des prisonniers restera une priorité absolue, et qu’elle continuera à travailler pour assurer leur protection, les libérer et tenir responsables ceux qui sont responsables des crimes commis contre eux.

Déclaration de quatre pays européens

La présidence palestinienne a apprécié la déclaration publiée par des pays européens, appelant l’entité sioniste à abandonner le projet de loi sur «l’exécution des prisonniers palestiniens». En effet, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et l’Italie, ont publié, lundi soir, une déclaration conjointe exprimant leur profonde préoccupation face à l’approbation par le Comité de sécurité nationale de la Knesset sioniste d’un projet de loi visant à exécuter des prisonniers palestiniens. La déclaration des quatre pays européens indique que «le projet augmenterait considérablement les possibilités d’appliquer la peine de mort», soulignant que cette peine est considérée comme une forme de punition «inhumaine et humiliante» et n’a aucun effet dissuasif.

L’UE et Berlin dénoncent une loi qui ne s’applique qu’aux Palestiniens

La Commission européenne a vivement critiqué, mardi, la nouvelle loi sioniste sur la peine de mort, taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens. «Il s’agit clairement d’un net recul: tant l’introduction de la peine de mort, que le caractère discriminatoire de la loi», a dénoncé un porte-parole de l’UE, Anouar El Anouni.

Pour sa part, le gouvernement allemand a dénoncé, mardi, la nouvelle loi sioniste instaurant «la peine de mort» pour les prisonniers, conçue pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques antisionistes meurtrières. Berlin s’en tient au «rejet de la peine de mort» et estime que la loi adoptée lundi soir par le Parlement sioniste s’appliquera «vraisemblablement exclusivement aux Palestiniens dans les Territoires palestiniens», a critiqué le porte-parole du gouvernement allemand dans un communiqué.

Synthèse Samira C.

Bouton retour en haut de la page