L’État de Palestine dénonce «un nettoyage ethnique»

L’État de Palestine dénonce «un nettoyage ethnique» en Cisjordanie occupée, après un nouveau crime perpétré, samedi soir, par des colons sionistes.

La présidence palestinienne a condamné, dimanche, les crimes odieux commis par les colons qui ont entraîné la mort en martyrs de 5 citoyens palestiniens dans la ville d’Abou Falah, au nord-est de Ramallah, à Wadi al-Rakhim, à l’est de Yatta et dans le village de Qaryout, dans le gouvernorat de Naplouse, a rapporté l’agence de presse Wafa. Elle a souligné, selon la même source, que le silence international face aux crimes de l’occupation et l’absence de poursuites ont entraîné une escalade du cycle de violence et de terrorisme auquel notre peuple est soumis en Cisjordanie, y compris à Al-Qods, et la poursuite de l’agression dans la bande de Ghaza.

La présidence palestinienne a tenu le gouvernement d’occupation pleinement responsable de ce crime, en raison de sa protection et de son soutien aux bandes de colons qui continuent leurs attaques terroristes contre les citoyens palestiniens et leurs biens en Cisjordanie. Elle a, en outre, mis en garde contre les dangers de ces politiques sionistes sanglantes, appelant l’administration américaine à intervenir d’urgence pour contraindre les autorités occupantes à mettre fin à leur guerre et à empêcher les crimes terroristes qu’elles commettent contre le peuple palestinien et sa terre, a indiqué Wafa.

Forte escalade terroriste des colons

Pour sa part, le vice-président de l’État de Palestine, Hussein al‑Sheikh, a dénoncé, dimanche, «une forte escalade terroriste des colons » en Cisjordanie et appelé la communauté internationale à intervenir pour protéger les Palestiniens. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le responsable palestinien a évoqué notamment «l’attaque brutale» menée par des colons contre la localité d’Abou Falah, au nord-est de Ramallah, qui a fait trois morts et plusieurs blessés parmi les habitants.

Il a également mentionné d’autres attaques visant des localités palestiniennes, notamment le village de Qaryout, dans le gouvernorat de Naplouse, et la zone de Wadi al-Rakhim,  dans le sud de la Cisjordanie, ainsi que des fermetures de routes, l’installation de barrages et des incursions dans plusieurs zones. Hussein al‑Sheikh a appelé la communauté internationale à intervenir immédiatement pour assurer la protection des civils palestiniens et à imposer des sanctions strictes contre les auteurs de ces attaques qu’il qualifie d’«actes terroristes».

La diplomatie palestinienne condamne

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné, dimanche, le crime commis par des colons sionistes dans la région de Masafer Yatta, affirmant qu’il s’inscrit dans le cadre d’une politique de «nettoyage ethnique» et d’«escalade des pratiques d’extermination et de déplacement forcé». Selon la diplomatie palestinienne, l’attaque menée par des colons dans cette localité a causé la mort en martyr d’un jeune Palestinien et blessé plusieurs membres de sa famille, dont l’un grièvement. Les agresseurs ont ouvert le feu à balles réelles alors qu’ils se trouvaient à proximité de leur domicile.

Dans un communiqué, le ministère palestinien a ajouté que ce crime s’inscrit dans «l’escalade dangereuse et continue des attaques de l’occupation et de ses instruments, représentés par des groupes de colons armés, contre le peuple palestinien en Cisjordanie occupée», en particulier dans les zones de Masafer Yatta, régulièrement visées par des tirs contre des civils ainsi que par des agressions contre leurs habitations et leurs biens.

« L’entité sioniste profite du climat de guerre et des tensions régionales »

Le ministère a également averti, dans le même texte, que les forces d’occupation «profitent du climat de guerre et des tensions régionales, pour intensifier leurs crimes et tenter d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain dans les territoires palestiniens occupés, y compris à El-Qods, en accélérant leurs politiques coloniales visant à vider progressivement la terre de ses habitants d’origine par la violence, les intimidations et les déplacements forcés».

Enfin, la diplomatie palestinienne a appelé la communauté internationale à «assumer ses responsabilités juridiques et morales», et à passer «des condamnations verbales à des mesures concrètes et dissuasives», notamment par l’imposition de sanctions claires contre le système colonial et ses soutiens.

Synthèse Samira C.

 

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