Dar El Qur’an de Djamaâ El Djazaïr mise sur une élite scientifique au service de la nation

Le recteur de Djamaâ El Djazaïr, Cheikh Mohamed Maâmoune Al Kacimi Al Houceini, affirmé hier que l’école «Dar El Qur’an» constitue un projet civilisationnel.

Cette école vise à former une élite scientifique alliant excellence académique, attachement aux constantes nationales et engagement au service du pays, précise le recteur de Djamaâ El Djazaïr.

Projet global

Le recteur de Djamaâ El Djazaïr met en avant l’orientation internationale de l’institution, à travers la préparation du lancement d’un master international. S’exprimant lors de la cérémonie de l’ouverture de la formation doctorale pour la deuxième promotion à l’École nationale supérieure des sciences islamiques, tenue à la Grande Mosquée d’Alger, il précise que Dar El Qur’an aspire à compter parmi ses membres une élite reconnue par son niveau, son comportement et son sens du devoir national. Selon lui, intégrer cette institution ne signifie pas seulement rejoindre un établissement d’enseignement supérieur. Il s’agit d’adhérer à un projet global, alliant sciences religieuses et sciences universelles dans une vision équilibrée. L’ambition est, selon lui,  de renouer les liens entre révélation et raison, entre texte et réalité, entre finalités et application.

Dans ce sillage, Cheikh Al Qassimi précise que le doctorat de cette école n’est pas seulement un diplôme scientifique, mais une responsabilité intellectuelle et une obligation morale. Il exige de l’étudiant, renchérit-il, « qu’il soit conscient des transformations de son époque, des défis, qu’il soit capable d’étudier le patrimoine en profondeur et de saisir avec précision les données contemporaines ». Selon lui, les enjeux majeurs que représentent l’intelligence artificielle, l’éthique médicale, l’économie ou d’autres grandes mutations exigent des chercheurs solidement ancré dans ses connaissances fondamentales, ouvert d’esprit, capable de conjuguer avec justesse tradition et modernité.

Profondeur spirituelle et rigueur académique

Le recteur de Djamaâ El Djazaïr invite également les étudiants à dépasser la rigidité doctrinale et à privilégier l’ouverture aux différentes écoles, sans pour autant compromettre les constantes fondamentales ni les spécificités nationales. « La priorité doit être donnée à une recherche créative, guidée par l’intégrité scientifique, l’humilité et le respect des opinions divergentes », insiste-t-il. Il met, en outre, en avant la dimension internationale de Dar El Qur’an. L’institution accueille déjà, rappelle-t-il, des doctorants étrangers. Le lancement prochain d’un master international marque, ainsi, une nouvelle étape dans son développement. L’objectif est, selon lui, de proposer un modèle d’université islamique contemporaine, conjuguant profondeur spirituelle et rigueur académique.

De son côté, le directeur de l’École, Abdelkader Benazzouz, rappelle que l’admission ne se limite pas à un simple parcours universitaire : « Elle implique un engagement moral et une véritable mission éducative ».  Selon lui, la formation constitue la pierre angulaire de la construction nationale. Pour y parvenir, l’établissement mobilise l’ensemble de ses moyens, tout en s’appuyant sur le soutien de ses partenaires afin d’accompagner au mieux ses étudiants. A titre de précision, les épreuves orales de sélection de la deuxième promotion se sont déroulées le 7 février dernier. Cent cinq candidats, admis après les épreuves écrites, y ont participé, et trente-cinq ont été retenus. Ces derniers sont répartis sur sept spécialités.

Samira Azzegag

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