La Fête de la victoire célébrée à Tizi Ouzou

A l’instar de toutes les wilayas du pays, la wilaya de Tizi Ouzou a aussi tenu à marquer cette halte historique célébrant la Fête de la victoire et le scellement de l’indépendance de l’Algérie.

La cérémonie de célébration  de la Fête de la victoire (19 mars) est présidée par le wali Abou Bakr Essedik Boucetta qui était accompagné de la commission de sécurité de la wilaya, de son exécutif et des élus nationaux des deux chambres et locaux aux côtés de tous les membres des organisations de la famille révolutionnaire.

Hommage appuyé à Krim Belkacem

Fête de la victoire

Cette halte a permis de rendre hommage à toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour que le peuple jouit aujourd’hui de cette liberté. Un hommage appuyé a été rendu à l’artisan des accords d’Evian Krim Belkacem, au niveau de la stèle érigée à son honneur à l’entrée ouest de Tadmait (17 km à l’ouest de Tizi Ouzou), mais aussi à travers sa fille Mme Kawthar Krim qui a été honorée pour la circonstance. Cette dernière rappelle une citation de son défunt père : «Ce sont les nécessités et les besoins de la lutte qui placent les hommes».

Pour elle, son père avait entamé son combat dès sa prise de conscience qui s’est produite en 1943 aux chantiers de la jeunesse où, en tant que secrétaire, «il devait écrire les noms des Européens en bleu et ceux des musulmans en rouge. Cela peut paraître stupide, mais cette liste bicolore l’avait rendu enragé». «Touché dans son amour propre, poursuit sa fille, Krim Belkacem avait dès lors soutenu que la dignité humaine n’a pas de prix, et que l’on ne doit pas accepter l’humiliation au quotidien. Il faut se libérer».

Le moudjahid Yadadène Ali honoré

Tout en rappelant le parcours de son père d’une manière objective ne laissant aucune place à l’esprit haineux et aux lectures étroites versant dans la subjectivité étouffante et égocentrique, Mme Kawthar Krim dira : «Il n’y a pas de place à la haine, mon père est mort pour sa patrie, pour libérer le pays et la création d’un État souverain». Et de conclure en mettant en exergue le combat de son père pour une Algérie une, unie et indivisible:

«Le même combat d’hier pour lequel mon père a lutté pendant des années afin de le concrétiser, s’impose aujourd’hui pour notre pays. Il s’agit d’asseoir l’unité et l’intégrité du pays. Il n’est pas mort pour un pays morcelé  mais indivisible qui était un des préalables fondamentaux des accords d’Evian». Notons enfin que cette fois-ci encore la direction des moudjahidines de la wilaya de Tizi Ouzou a honoré, au niveau du sanctuaire des martyrs de Mdouha, trois veuves de chahid et le moudjahid Yadadène Ali, l’un des derniers rescapés de la bataille d’Ait-Yahia Moussa du 06 janvier 1959.

Rachid Hammoutène

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