Mine d’Amizour : Forcing pour résoudre la question des indemnisations

Les choses s’accélèrent pour la mise en service effective de l’exploitation de la mine de zinc et plomb d’Amizour et Tala Hamza.

En effet, moins d’une semaine après une réunion de coordination qui a regroupé les principaux acteurs dans ce projet, à savoir les directeurs du groupe Sonarem et de la joint venture algéro-australienne, les élus, et les représentants des citoyens expropriés, le wali de Bejaia, Kamel Eddine Kerbouche, s’est rendu lundi au niveau de la base vie qui accueillera les travailleurs au lancement de l’exploitation de la mine pour rencontrer en premier lieu les citoyens de la commune qui ont été expropriés de leurs parcelles de terres situées dans l’emprise de la mine et qui doivent naturellement recevoir une juste indemnisation.

Les citoyens ne s’opposent plus à la réalisation du projet

Cette rencontre s’est déroulée en présence du directeur général de l’entreprise ENOF, partie prenante dans ce projet, le directeur des domaines de la wilaya de Bejaia, des P/APC des communes d’Amizour et de Tala Hamza ainsi que de la directrice de la société algéro-australienne. Ces sessions de travail rapprochées provoquées par le wali dénotent de l’importance accordée au dénouement de la question des indemnisations. Celle-ci constitue en effet le nœud gordien et l’ultime pierre d’achoppement retardant la mise en œuvre de l’exploitation du gisement de zinc et plomb, sachant que les réticences premières des villageois, liées aux inquiétudes quant à l’impact sur l’environnement, ont été levées grâce à l’adoption d’un processus technologique minimisant les effets négatifs. Si les citoyens ne s’opposent plus à la réalisation du projet, les expropriés exigeaient une indemnisation plus conséquente que celle qui leur avait été proposée, bien que les autorités ont toujours soutenu qu’ils recevront une compensation équitable. Le forcing actuel vise à trouver un accord qui satisfasse les propriétaires et l’administration.

Il faut dire que les différents intervenants ont été mis sous pression avec la décision annoncée par le président de la république de lancer l’exploitation de la mine durant ce mois de mars. C’est donc sans surprise que le wali a une nouvelle fois rassuré les expropriés que leurs doléances seront «prises en compte dans le cadre de l’application des lois de la république». L’exploitation de la mine de zinc et plomb d’Amizour fait partie des projets miniers stratégiques initiés par le président de la république. Le gisement, qui recèle 54 millions de tonnes de minerais pour 34 millions directement exploitables, est classé parmi les plus importants au monde. L’investissement à consentir s’élève à 471 millions de dollars. Il produira 2 millions de tonnes de minerai brut qui seront traités par une usine permettant d’extraire environ 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb annuellement. Le projet aura des retombées positives sur l’emploi sachant qu’il est prévu la création d’un millier d’emplois directs et environ 4.000 emplois indirects, ce qui boostera substantiellement l’économie locale. Pour l’Algérie, il s’agit de satisfaire la demande nationale et réduire la facture d’importation.

O. M.

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