Tizi Ouzou : Vers la démolition du siège de la direction de l’éducation

La mission d’information parlementaire, qui est arrivée lundi à Tizi Ouzou, a entamé sa visite, pour son 2e et dernier jour, par le siège de la direction locale de l’éducation.
Sur place, les parlementaires ont, au vu la dégradation du bâti, exhorté les responsables de la direction locale de l’éducation à évacuer les lieux en raison de la dégradation des bâtiments affectés par l’insatiabilité des sols, notamment ceux abritant les services de la scolarité, des examens et des activités culturelles.
«Sans l’aval du CTC, aucune décision ne peut se prendre»
Dans sa déclaration, Belkhir Zakaria, le président de la commission, a même suggéré le déplacement des personnels vers d’autres sites en attendant sa réhabilitation, voire même sa reconstruction, comme ce fut le cas au passage pour les lycées «Amirouche» et «El Khensa» qui ont été confrontés au même problème de glissement de terrain qui affecte toute cette partie ouest de la ville tant même des habitations dans la même périphérie menacent aussi de connaître le même sort.
Il reste que selon certaines indiscrétions, aucune décision d’évacuer ou de programmer des travaux de réhabilitation tant que le rapport du CTC ne le mentionne expressément. «Sans ce document et l’aval du CTC, aucune décision ne peut se prendre», avons-nous appris de sources proches de ce dossier. Ces dernières, nous ont aussi appris que de nombreuses formules sont cochées sur le pupitre du directeur de l’Education Ahmed Lalaoui pour pallier à l’urgence. Comme le déplacement des services précités au niveau dans l’ancien institut de langues étrangères (ILE) Didouche Mourad, aujourd’hui inoccupé après sa libération par les potaches du lycée Amirouche qui l’avaient momentanément occupé avant de retrouver leur établissement d’origine flambant neuf.
La démolition du CEM «Frères Oukal» suggérée
La même commission a aussi suggéré lors de sa visite au CEM Halliche Hocine (Ex Base7) de la nouvelle ville de prendre en charge certains dysfonctionnements comme la surchage des classes, l’absence d’un réfectoire et la réparation de l’importante fuite d’eau. Quant au CEM «Frères Oukal» Azib Ahmed, qui a été réalisé en préfabriqué, il a été suggéré sa démolition et sa reconstruction en armatures bétonnées. S’agissant du premier collège nous avons appris qu’il est prévu la réalisation d’une extension de six classes prévue dans l’agenda de la direction des équipements publics avec le lancement de l’avis d’appel d’offres en attendant l’affectation d’une entreprise. Quant au réfectoire, il a été inscrit dans les tablettes de la direction de l’éducation pour sa prochaine réalisation.
Quant au CEM Azib Ahmed, les mêmes sources nous ont révélés que ce dernier au même titre que tous les établissements de la wilaya réalisé avec le même matériau fera l’objet d’un remplacement. «Mais pour l’heure, il n’y a pas urgence», nous a-t-on appris dans la mesure où la ville de Tizi Ouzou ne peut se permettre de voir tous ses établissements rasés en même temps lorsqu’on sait que le technicum de la nouvelle ville, construit avec le même procédé, dont une partie a été rasée, n’est toujours pas achevé, tout comme le lycée El Khensa, dont les travaux de reconstruction ont atteint les 70%, mais dont la réception est prévue en principe pour la rentrée prochaine de septembre 2026.
Rachid Hammoutène