Traitement de la valve tricuspide avec la technique TriClip pour la 1e fois en Algérie

Le service de cardiologie du CHU d’Oran vient de réaliser les 2 premières opérations du genre en Algérie pour traiter l’insuffisance de la valve tricuspide à l’aide de la technique avancée TriClip par cathéter.

Le service, sous la supervision de la professeure Nadia Laredj, a réussi cet exploit médical inédit au niveau national, après avoir pratiqué ces deux interventions sur deux patientes âgées de 72 et 73 ans, qui souffraient d’une insuffisance sévère de la valve tricuspide, selon la cellule d’information et de communication du CHU.

En collaboration avec l’expert italien Di Marco

La même source précise que l’état de santé des deux patientes ne permettait pas une intervention chirurgicale classique, en raison des risques élevés de l’opération. L’utilisation de la technique TriClip a toutefois permis à l’équipe médicale d’intervenir avec succès, de leur sauver la vie et d’améliorer immédiatement leur qualité de vie.

Les deux interventions ont été réalisées par une équipe médicale algérienne du service de cardiologie, en collaboration avec l’expert italien Dr. Di Marco, dans le cadre d’une coopération scientifique visant à transférer vers l’Algérie les technologies médicales les plus récentes. Cet accomplissement médical ouvre de nouvelles perspectives pour les patients cardiaques, en quête de traitements plus précis et moins invasifs.

Une révolution dans le traitement des valves cardiaques

Dans ce contexte, la cheffe du service de cardiologie du CHU d’Oran, la professeure Nadia Laredj, souligne que ce succès est « le fruit d’un travail collectif et du développement continu des compétences médicales au sein du service ». La technique TriClip, considérée comme une révolution dans le traitement des valves cardiaques, consiste à fixer un petit clip sur la valve tricuspide afin de réduire la régurgitation et d’assurer un flux sanguin normal.

Cette technique constitue une alternative avancée à la chirurgie à cœur ouvert, car elle est réalisée par une petite incision au niveau de la cuisse permettant d’atteindre le cœur à l’aide d’un cathéter, évitant ainsi au patient les risques d’une chirurgie lourde, conclut la même source.

Bouton retour en haut de la page