Les championnats d’Afrique de powerlifting à Oran 

Les championnats d’Afrique de powerlifting se dérouleront à Oran, en mai prochain.

La demande d’organiser ces championnats d’Afrique de powerlifting à Oran a été approuvée par l’instance africaine.

Les championnats d’Afrique de handibasket du 22 mars au 4 avril en Angola

«Il est temps de passer à une autre étape, à savoir l’organisation des compétitions prestigieuses, dont africaine. Les meilleurs athlètes de powerlifting vont se réunir durant le mois de mai prochain à Oran. Nos spécialistes de ce sport vont concurrencer leurs adversaires devant leur public. Ce fut des années qu’une telle échéance n’a pas eu lieu dans notre pays. De notre part, les préparatifs avancent pour accueillir les délégations africaines. Question objectif, nous viserons le titre par équipes, nonobstant la présence de pays redoutables dans ce sport», a fait savoir la directeur technique national (DTN) de la Fédération algérienne handisport (FAH), Salim Boutabcha.

Une autre participation continentale attend le handisport national. Ce sera dans le handibasket. «Nous allons prendre part aux championnats d’Afrique filles et garçons prévu du 22 mars au 4 avril à Luanda en Angola. Il s’agit d’une compétition à grands enjeux, car qualificative pour les championnats du monde. De ce fait, nous avons décidé d’engager les deux sélections nationales dans le 5×5 et le 3×3», a-t-il fait savoir.  Concernant la période précompétitive de ces échéances, Boutabcha a souligné que le programme est allégé durant le mois sacré : «La charge de travail doit diminuer durant ce mois, vu des considérations alimentaires et par rapport à l’hydratation. Cela n’a pas empêché nos effectifs de garder une certaine cadence d’entrainement.»

Les Jeux Paralympiques en ligne de mire

Abordant la qualification à la plus grande manifestation sportive de la planète, à savoir les jeux Paralympiques 2028 de Los Angeles, le responsable de la direction technique nationale a précisé que cela dépendra du ranking mondial dans chaque discipline. «Nous nous sommes habitués à voir nos athlètes d’athlétisme avoir les meilleurs résultats. Il est clair que la qualification est devenue en elle-même une simple formalité. Car, nous avons plusieurs championnes et champions au sommet du classement de chaque spécialité. Cela ne doit pas nous pousser à nous relâcher. Il y aura une série de tournois dans lesquels nous allons inscrire un maximum d’éléments. L’année 2027 et début 2028 seront capitales pour récolter les points nécessaires pour être présent aux Olympiades.»

Au sujet des soucis majeurs qui rendent la tâche de la FAH plus difficile, Boutabcha a évoqué deux aspects. «Sur le plan financier, nous n’avons pas une enveloppe suffisante pour que nos effectifs soient périodiquement en compétition. Un tel malaise ne nous passe pas à freiner. D’ailleurs, nous avançons selon un plan de travail bien défini. Un autre point nous inquiète, à savoir le travail au niveau des clubs. Dans ce sens, nous sommes en coordination avec les responsables de ces clubs pour que les athlètes qu’ils soient des équipes nationales, ou des jeunes, puissent avoir un entrainement intensif. En équipe nationale, il y a des ajustements techniques et une préparation complémentaire sur le plan physique», a-t-il noté. Ancien champion de judo, il a rappelé l’époque où il était athlète au temps de Mohamed Meridja. «Nous avions un rythme d’entrainement de haut niveau durant l’année. Parfois, nous alternions entre des séances d’entrainement en clubs et en équipe nationale. Une stratégie qui a fini par payer avec des années de bons résultats et de constance.»

Les athlètes âgés performants prioritaires

Concernant la moyenne d’âge élevée de certains athlètes, Boutabcha a indiqué qu’il est préférable de renouveler sa confiance en des chevronnés performants, que de faire appel à des jeunes, dont le niveau est très loin de championnats du monde, ou des joutes olympiques. «Je cite comme exemple notre championne du monde Safia Djelal. Actuellement, elle est indétrônable. A chaque compétition, elle arrive à arracher souvent l’or et aller jusqu’à battre son record personnel. En tant que DTN, je privilégierais toujours les plus performants quel que soit leur âge. Toutefois, nous consacrerons toujours un suivi des jeunes talents. Mais, nous n’avons pas encore une relève digne à l’actuelle génération.» A propos des blessures récurrentes, il a précisé que tous les cas sont pris en charge. «Je tiens à adresser mes remerciements à tout le personnel du centre national de médecine du sport (CNMS). A chaque fois que nous sollicitions la direction, nous bénéficions toujours de la prise en charge de nos sportifs. Actuellement, il n’y a pas de blessures graves qui nécessiteront des mois de repos. Pour un athlète de performance, c’est toujours compliqué de reprendre après avoir été éloigné pour blessure des terrains. Outre la reprise sur les plans physique et technique, il faudra aussi un accompagnement sur le plan psychologique.»

En handisport, la classification a toujours été rigoureuse, notamment pour les visuels. En ce début de mandat olympique, l’instance internationale a encore durci cette mesure. «Pour les athlètes ayant un handicap moteur, il n’y a pas eu de changements. En revanche, la classification des visuels va désormais empêcher les compétiteurs et compétitrices atteints de myopie de concurrencer», a-t-il révélé. Pour consolider la place de l’Algérie sur le plan international, Boutabcha nous a informés que la FAH compte s’affilier à l’instance internationale Virtus. «Notre affiliation va nous être bénéfique à plus d’un titre, vu que cette organisation parraine plusieurs compétitions dans beaucoup de disciplines. Donc, nous aurons plus de chances de mettre dans l’adversité nos représentants et de gagner des médailles mondiale et paralympique.»                                      

Adel K.

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