Léa Khenoun choisit de représenter l’Algérie

La réussite de l’icône Kaylia Nemour qui a décidé de défendre les couleurs nationales depuis mai 2023, a inspiré d’autres gymnastes pour lui emboiter le pas.

Il s’agit de Léa Khenoun qui sera la nouveauté de l’équipe nationale prochainement. A 18 ans (née le 9 février 2008), elle fait déjà parler d’elle, après avoir décroché vite sa place en équipe de France.

Premiers pas, premiers podiums

Dès ses premières compétitions, Khenoun n’a pas été timide, montrant les qualités requises
pour concurrencer au plus haut niveau durant des tournois internationaux, dont européens. Parmi ses meilleurs parcours, elle a raflé la médaille de bronze dans la spécialité au sol lors du tournoi Top
Gym de Charleroi en Belgique.

Pourtant, il y avait plusieurs athlètes potentielles médaillées. Mais, elle a pu terminer sur
le podium, alors qu’elle avait encore un déficit en matière d’expérience. Affichant d’emblée
son intention de représenter le pays de son grand père, Khenoun a procédé dans un premier
temps au changement de nationalité sportive au niveau de la fédération internationale. Une
doléance acceptée par l’instance mondiale.

Nemour : l’ascension vers les sommets

Par la suite, elle a contacté Nadia Massi actuellement coach de Kaylia Nemour. Spécialiste de la gymnastique artistique, notamment au sol, Khenoun va aborder une nouvelle étape dans sa carrière, à savoir représenter son pays d’origine et tenter coûte que coûte d’accrocher des galons aux niveaux mondial et olympique. Junior, elle a déjà un modèle à suivre, celui de Nemour qui sans avoir besoin
de période d’adaptation, a vite réussi à s’imposer.

Ralentie par une blessure, Nemour est devenue une machine à gagner des médailles à chaque
compétition à laquelle elle prend part. Une occasion à ne pas rater pour la gymnastique nationale d’avoir une deuxième championne qui pourra prendre sa place dans les plus grands événements de ce sport, ou le hasard n’a pas sa place.

Un premier obstacle à franchir pour Khenoun

Ainsi, l’effet Nemour a permis à notre pays d’attirer des compétitrices de l’hexagone, vu que l’actuelle reine olympique et mondiale des barres asymétriques est arrivée à persévérer dans un cadre idéal en Algérie. D’ailleurs, elle a bénéficié dès son arrivée de tous les moyens pour se préparer convenable
ment.

Un contexte favorable dont va bénéficier Khenoun, habituée quant à elle à se préparer
dans des infrastructures qui réunissent toutes les commodités matérielle et en matière d’encadrement qualifié. Outre le défi mondial, il est clair que Khenoun va travailler d’arrache pieds pour arriver à réaliser son rêve de se qualifier aux prochains jeux olympiques de Los Angeles 2028. Un objectif qui demandera aussi persévérance et patience à l’athlète. Cette dernière doit s’imposer dans un premier temps sur le plan mondial. Un premier obstacle à franchir pour arriver à avoir le statut d’olympienne.

Reste à savoir quelle sera la trajectoire qu’elle tracera et son choix d’avoir un autre entraîneur, ou accepter d’être drivée par la même technicienne que Nemour. Ainsi, une autre compétitrice prometteuse offre ses loyaux services à son pays d’origine. Une aubaine pour que notre pays renforce ses chances de triompher au plus haut palier de ce sport à l’échelle.

Adel K.

Bouton retour en haut de la page