L’université algérienne signe son entrée dans le classement QS

L’université algérienne signe son entrée dans le classement QS. Elle franchit un cap décisif en intégrant, pour la première fois, le prestigieux QS World University Rankings par spécialité.
L’information, publiée sur le site officiel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, consacre une avancée significative pour tout le secteur, engagé dans un processus de modernisation et d’ouverture. Le classement QS par discipline repose sur des critères exigeants, entre autres la réputation académique, l’impact des publications scientifiques, la reconnaissance auprès des employeurs et l’intensité des collaborations internationales.
USTHB, 1e place au Maghreb dans plusieurs spécialités stratégiques
En d’autres termes, il mesure et la visibilité et la performance globale des institutions dans des domaines ciblés, liés directement aux besoins stratégiques de l’économie et à la souveraineté technologique de notre pays. Selon les informations diffusées, les résultats enregistrés par certaines universités sont particulièrement éloquents.
L’université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB) se distingue en occupant la 1e place au Maghreb dans plusieurs spécialités stratégiques. Elle se positionne ainsi parmi les 101 à 105 meilleures institutions au monde en ingénierie pétrolière, un domaine hautement concurrentiel. Elle se classe également entre la 401e et la 450e place en génie électrique et électronique, et entre la 651e et la 700e place en informatique et systèmes d’information.
De son côté, l’université Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès se hisse à la 1e place au Maghreb en ingénierie mécanique, aéronautique et de fabrication, en se positionnant dans le groupe des 401 à 450 meilleures universités au monde. Ces performances, qui s’inscrivent dans une dynamique de réformes engagées ces dernières années, notamment la modernisation des programmes, traduisent des avancées concrètes sur le terrain.
Elles reflètent, d’abord, une amélioration sensible de la qualité de l’enseignement dans certaines filières techniques et scientifiques. Elles témoignent, ensuite, d’un renforcement de la production scientifique, notamment à travers les publications indexées et les projets de recherche appliquée. Elles indiquent, également, une meilleure articulation entre l’université et son environnement économique, en particulier dans des secteurs clés comme l’énergie, l’industrie et les technologies de l’information.
Le Classement QS est un point de départ pour l’université algérienne
Par ailleurs, cette reconnaissance internationale renforce l’attractivité de l’université algérienne. Elle ouvre la voie à de nouvelles opportunités de coopération avec des établissements étrangers et favorise la mobilité académique. Dans le même sillage, elle valorise les diplômes nationaux sur le marché du travail, en leur conférant une lisibilité accrue à l’échelle internationale.
Il convient de souligner que cette importante avancée «constitue davantage un point de départ qu’un aboutissement», affirme le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires et directeur des études à la direction générale de la recherche scientifique, Ahmed Mir.
Selon lui, le maintien et l’amélioration de ces positions exigent un effort continu. Cela implique, affirme-t-il, «de consolider la gouvernance universitaire, d’intensifier les partenariats scientifiques et de poursuivre les investissements dans les infrastructures de recherche».
Samira Azzegag