Prévention de l’extrémisme: L’expérience tunisienne exposée

Dans la prévention de l’extrémisme, l’expérience tunisienne est exposée, samedi à Alger, lors du Forum arabe sur la jeunesse, la paix et la sécurité.
Dans son intervention, le ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports, Sadok Morali, détaille la stratégie multidimensionnelle de son pays pour garantir une stabilité régionale durable. «Le besoin de renforcer la culture de la paix et de consolider une sécurité humaine globale se fait de plus en plus pressant dans un contexte marqué par des transformations internationales», indique samedi le ministre à l’ouverture du Forum arabe de la jeunesse, de la paix et de la sécurité.
Pour Sadok Morali, le rôle des nouvelles générations est central dans cette mutation. «La jeunesse arabe apparaît comme une force motrice du changement positif», souligne-t-il, précisant que cela est possible «grâce à son énergie créative et sa capacité à s’adapter aux évolutions». La Tunisie œuvre depuis plusieurs années à prévenir l’extrémisme. «Ces plans sont élaborés selon une approche participative impliquant les jeunes, les ministères et la société civile» précise-t-il.
Dans ce sens, il fait remarquer que le pays a adopté la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme (2023-2027). «L’objectif est de construire une société sûre et harmonieuse», affirme-t-il. Pour lui, la lutte contre la violence est une nécessité impérative. «Il est impossible d’obtenir des résultats durables sans combiner plusieurs approches», explique-t-il, détaillant les volets sécuritaire, éducatif et de développement. «Il faut traiter les causes profondes, notamment le manque d’opportunités d’intégration», soutient-il.
Assia Boucetta