Approvisionnement en eau potable durant l’été : Les walis instruits d’intensifier les sorties de terrain

Face aux enjeux de l’approvisionnement en eau, les pouvoirs publics ont lancé un programme visant à renforcer la gestion de cette ressource et assurer une distribution continue.
L’objectif est de garantir un approvisionnement durable en eau potable à longueur d’année, pas seulement durant l’été.
Renforcement des capacités de stockage
Dans cette optique, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports précise, dimanche dans un communiqué, que les collectivités locales, en coordination avec les instances concernées, poursuivent la mise en œuvre du programme de la modernisation et le développement des infrastructures hydrauliques. Celui-ci, précise la même source, prévoit le renforcement des capacités de stockage, l’amélioration des réseaux de distribution et l’optimisation de la gestion pour garantir continuité et qualité du service.
Les walis ont mené des visites de terrain pour suivre directement les projets, donner des instructions pour accélérer leur exécution et lever les obstacles, tout en respectant les normes de qualité. Des réunions de coordination régulières ont également été organisées pour suivre l’avancement des travaux. Parmi les projets stratégiques lancés, cite le communiqué du ministère de l’Intérieur, figurent la construction de réservoirs, de stations de pompage, de traitement et de filtration, ainsi que la réhabilitation et l’extension des réseaux existants. Des initiatives d’assainissement et de réutilisation des eaux complètent cette démarche, illustrant l’effort continu de l’État pour sécuriser la ressource et améliorer les conditions de vie.
Des investissements massifs engagés par l’Etat
A l’approche de la saison estivale, les services concernés redoublent d’efforts pour éviter la pénurie d’eau, une nécessité absolue, impliquant des actions immédiates à tous les niveaux. La mobilisation de la ressource et une réalité et disponible, y compris dans les régions confrontées autrefois au stress hydrique. Reste que l’enjeu n’est pas d’améliorer la gestion durant les grands-rendez-vous (saison estivale, Aïd, Ramadhan…). Il s’agit surtout d’en garantir un approvisionnement durable à longueur d’année. Cela est rendu possible par les investissements massifs engagés par l’Etat.
L’Algérie construit de nouvelles stations de pompage et de traitement, réhabilite les réseaux existants et développe des systèmes d’épuration plus performants pour répondre à la demande croissante et garantir une eau de qualité. Le dessalement de l’eau de mer, particulièrement sur le littoral, constitue une solution clé pour diversifier les sources d’approvisionnement. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, les projets se multiplient rapidement partageant un objectif commun: Sécuriser l’approvisionnement régulier en eau potable et réduire les inégalités régionales. Le renforcement des réseaux de distribution vise à limiter les coupures, réduire les pertes dues à l’usure et assurer une gestion plus efficace.
Limiter le gaspillage
Malgré une pluviométrie favorable cette année, les autorités restent conscientes des aléas climatiques. Sécheresses, vagues de chaleur et raréfaction des ressources naturelles constituent des menaces constantes, justifiant un programme axé sur la résilience. Beaucoup plus ambitieuse, la stratégie de l’Etat ne se limite pas à répondre aux besoins actuels. Elle vise à assurer la pérennité de la ressource. L’Algérie, pays semi-aride, doit gérer ses réserves avec prévoyance, incluant nappes phréatiques, eau de mer et systèmes de réutilisation des eaux usées. La gestion des eaux souterraines et la réutilisation des eaux usées pour l’irrigation et l’industrie figurent également parmi les priorités.
L’approche intégrée adoptée prend en compte les besoins humains et les impératifs écologiques. Des campagnes de sensibilisation encouragent, par ailleurs, la population à adopter des comportements responsables et à limiter le gaspillage. L’eau reste une ressource précieuse et fragile. La vigilance des autorités, la mobilisation de moyens financiers et la responsabilisation de chaque citoyen sont indispensables pour protéger cette richesse vitale. Investissements massifs, modernisation des infrastructures et recours aux technologies innovantes permettent d’optimiser la gestion et de préparer le pays aux défis futurs. Le programme en cours traduit l’engagement national pour un accès équitable et durable à l’eau potable.
A. Hamiche