Coopération scientifique: L’Algérie et l’Italie signent 2 accords

Deux accords de coopération scientifique sont signés récemment entre l’Algérie et l’Italie dans le cadre de la 2e édition de la conférence internationale «A Bridge to Africa».
Deux accords de coopération sont été signés le 10 avril dans la ville italienne La Spezia, entre l’Algérie et l’Italie dans les domaines de la recherche, de l’éducation et de la logistique durable. Les deux accords qui visent à renforcer la collaboration scientifique, la formation et le développement des transports durables entre les deux rives de la Méditerranée, ont été paraphés dans le cadre de la 2e édition de la conférence internationale «A Bridge to Africa», tenue du 8 au 10 avril, à La Spezia.
1e accord signé entre l’USTO et l’université de Gênes
Le 1e accord a été signé entre le Laboratoire des sciences et ingénierie maritimes (LSIM) activant au sein du département de génie maritime de l’Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf (USTO-MB) et le Département d’ingénierie mécanique, énergétique, de gestion et des transports (DIME) de l’Université de Gênes. Selon la cellule de communication de l’USTO-MB, les deux institutions étaient représentées par la professeure Angela Di Febbraro, membre du conseil d’administration du DIME, et le professeur Boumediene Beladjne, membre du corps enseignant du LSIM et conseiller ministériel, en présence du recteur de l’USTO-MB, Ahmed Hamou, et du vice-recteur chargé des relations extérieures, Redouane Tlemsani.
À ce propos, le professeur Beladjine souligne l’opportunité de cette initiative: «Depuis mai 2025, la Méditerranée est devenue une zone de contrôle des émissions des émissions polluantes surtout en soufre. Cela nécessite un effort considérable de renforcement des compétences dans l’ensemble du secteur, conformément au premier pilier du pacte méditerranéen récemment adopté par le Parlement européen.»
Pour sa part, la professeure Di Febbraro estime qu’«il s’agit d’un accord-cadre qui ouvre la voie à des programmes de recherche communs, à des échanges d’étudiants et d’enseignants, ainsi qu’au partage de connaissances et d’outils pédagogiques, avec un accent particulier sur la numérisation du transport maritime et ferroviaire et sur la logistique verte». C’est précisément dans cette optique qu’intervient le 2e accord signé par LSIM, CISCo et SDG4 MED, représentés respectivement par Alessio Annechiarico et Mario Ooghani.
Développement partagé en Méditerranée
Cet accord vise à soutenir le développement du système logistique algérien, compte tenu de sa croissance attendue, notamment en matière de trafic de conteneurs et en particulier dans le port d’Oran. Le terminal à conteneurs nouvellement construit devrait atteindre et dépasser le million d’EVP (équivalant vingt pieds) par an dans les années à venir, selon la même source. L’accord prévoit le transfert des meilleures pratiques, le développement des systèmes numériques, la formation du personnel spécialisé et l’adoption de techniques à faibles émissions, en s’appuyant sur l’expérience acquise en Italie en matière de gestion durable de la logistique portuaire.
Dans son allocution, le recteur de l’USTO, Ahmed Hamou, souligne l’importance stratégique de la coopération entre l’Italie et l’Algérie, notamment à la lumière du Plan Mattei, en notant que «la collaboration entre nos deux pays représente une opportunité concrète de construire un développement partagé en Méditerranée et de renforcer le rôle de l’Algérie en tant que porte d’entrée naturelle vers le continent africain».
Mario Dogliani, président de SDG4 MED, met, pour sa part, en avant la portée plus large de ces accords. «Si l’Italie représente la porte d’entrée méditerranéenne vers l’Europe, l’Algérie est la porte d’entrée vers l’ensemble du continent africain. Ces deux accords vont exactement dans ce sens, et nous sommes reconnaissants à Clickutility et à A Bridge to Africa de les avoir facilités et présentés aux opérateurs des deux pays», affirme-t-il.
Houari Barti