Journées dédiées aux documentaires à Aïn Témouchent

Les Journées «Syphax Doc 2026» seront dédiées aux documentaires à Aïn Témouchent, alliant mémoire, identité et nouvelles pratiques cinématographiques.

Les festivals et les manifestations cinématographiques, dans notre pays, se suivent et ne se ressemblent pas. Du 23 au 26 avril, c’est la ville de Aïn Témouchent qui sera le lieu de ralliement d’amoureux du 7e art, notamment de producteurs et réalisateurs de documentaires devenus l’un des moyens les plus efficaces et les moins chers pour préserver et valoriser la mémoire et interroger le réel dans tous ses aspects.

Une organisation soutenue par les institutions

Avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, sous la supervision de la Direction locale de la culture et des arts, l’association «Littérature et Art» organisera la seconde édition de la  manifestation «Syphax Doc 2026» dédié au genre.

Le choix du nom de Syphax (250-202 avant JC) n’est pas fortuit car un mausolée où, raconte-on est enterré le Roi amazigh, se dresse, pas loin de la plage, Rechgoun, l’une des plus connues du littoral témouchentois.

Un ancrage historique et culturel fort

Sa capitale était Siga, un des sites archéologiques les plus importants de la wilaya où de nombreuses fouilles ont été menées. En 2019, le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) avait organisé un colloque sur le personnage et son royaume. Il a publié ensuite les actes qui renferment des analyses fouillées de spécialistes historiens et archéologues. Preuve de cet attachement à l’illustre aguellid, tout un village touristique porte son nom.

En prévision de cet événement, les organisateurs ont lancé un appel en direction de ceux qui, en Algérie ou à l’étranger, veulent déposer leurs œuvres pour participer à la compétition dont le règlement est publié sur la plateforme. Ceux qui sont intéressés par les work shop sur l’écriture de scénarios, l’élaboration de documentaires et le montage ont jusqu’au 10 avril pour s’inscrire.

Des thématiques axées sur la mémoire

D’une durée de moins de 30 minutes, chaque documentaire doit aborder des sujets de mémoire, d’histoire, d’héritage et d’identité. Un jury de professionnels aura aussi à évaluer la qualité de la photo comme moyen de documenter et de préserver la mémoire collective. Dans les prochains jours, sur la plateforme sera annoncé le programme des projections et des rencontres qui porteront sur divers aspects du septime art.

Selon le règlement du festival, 3 prix seront attribués par le jury. Outre la meilleure réalisation, le meilleur film dont la durée n’excède pas 5 minutes, conçu par intelligence artificielle, seront récompensés.

Enfin, un grand prix pour le meilleur court-métrage documentaire sera également décerné à Aïn Témouchent où des salles de cinéma ont été restaurées l’an dernier. Il s’agit notamment de Fillaoucene, ex-Casino, et Soummam, anciennement le Capitole.

Hammoudi R. 

 

 

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