Examens du 3e trimestre : Les élèves face à un enjeu décisif

A peine quelques semaines après la reprise des cours, les établissements scolaires basculent dans la phase la plus décisive de l’année: Évaluations, devoirs, révisions intensives et suivi renforcé des programmes pour les élèves.

Le troisième trimestre s’est donc transformé en véritable épreuve de rattrapage pour des milliers d’élèves en quête de redressement.

Un état précis de l’avancement des programmes

Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale resserre le suivi de l’exécution des programmes, notamment dans le cycle moyen. Une correspondance officielle de la direction générale de l’enseignement et de la direction de l’enseignement moyen enjoint les directeurs de l’éducation à assurer un contrôle rigoureux de la mise en œuvre des plans annuels d’apprentissage. Concrètement, les chefs des écoles sont appelés à renseigner, via la plateforme numérique du ministère, un état précis de l’avancement des programmes au titre du troisième trimestre, avant la date butoir du 10 avril 2026.

Les informations attendues portent sur le dernier chapitre effectivement dispensé ou en cours dans chaque matière, les compétences en cours d’acquisition, ainsi que les éventuels retards enregistrés par rapport aux progressions pédagogiques prévues. La transmission d’informations s’inscrit dans une logique de pilotage national visant à disposer d’une vision claire et actualisée de la couverture des programmes, à quelques semaines de la fin de l’année scolaire.

Les sujets d’évaluation issus des cours dispensés en présentiel

Sur le terrain, cette exigence se conjugue avec le lancement des évaluations. Les élèves du primaire entament leurs épreuves sur une semaine, tandis que ceux du moyen et du secondaire passent leurs devoirs surveillés du troisième trimestre. Le ministère insiste sur le respect strict des contenus enseignés en classe, en rappelant que les sujets d’évaluation doivent être exclusivement issus des cours dispensés en présentiel, afin de garantir l’équité entre les élèves.

Dans les établissements, les enseignants poursuivent leurs efforts pour achever les programmes dans des délais contraints, tout en renforçant les révisions. Des dispositifs de soutien ont été déployés dès les vacances de printemps, avec l’ouverture des établissements aux classes d’examen pour des séances de rattrapage, de consolidation et de travail encadré.

Des critères liés à l’assiduité et à la discipline

Parallèlement, le calendrier de fin d’année suit une organisation précise. Les évaluations de la cinquième année primaire sont prévues du 3 au 5 mai 2026, suivies des examens expérimentaux du brevet d’enseignement moyen et du baccalauréat, qui permettront aux candidats de se préparer dans des conditions proches de l’examen réel. Les épreuves du BEM sont programmées les 19, 20 et 21 mai 2026, tandis que le baccalauréat se déroulera du 7 au 11 juin 2026. Les épreuves de rattrapage sont fixées aux 22 et 23 juin, avant la clôture officielle de l’année scolaire prévue le 9 juillet 2026. Pour les spécialistes du secteur, ce troisième trimestre, malgré sa brièveté, demeure une étape stratégique. Le contrôle continu, les devoirs et l’implication en classe pèsent fortement dans la moyenne finale.

Le conseiller pédagogique, Kamel Nouari souligne, dans ce sillage,  que cette période peut permettre un rééquilibrage des résultats, d’autant que le volume des cours est plus limité et les évaluations portent sur des contenus récents. L’évaluation ne se limite pas aux seules épreuves écrites. Elle intègre également, rappelle le pédagogue, «des critères liés à l’assiduité, à la discipline, à la participation et au travail régulier de l’élève». Autant d’éléments qui contribuent à une appréciation globale de son niveau et peuvent influer significativement sur sa moyenne.  Le ministère réaffirme, à travers ce programme «sa volonté d’assurer l’achèvement intégral des programmes pédagogiques», précise encore Nouari. À l’approche des examens nationaux, l’ensemble du système éducatif est ainsi engagé dans une phase de concentration maximale, où la rigueur dans le suivi des apprentissages et la maîtrise du calendrier apparaissent comme des facteurs déterminants pour la réussite des élèves.

Samira Azzegag

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