Hausse des prix des produits maraîchers: Un phénomène passager

La hausse des prix des produits maraîchers est un phénomène passager, affirme samedi à Alger l’UGCAA.
La mercuriale s’est emballée ces derniers jours. La tomate, la carotte ou encore l’ail, des produits du quotidien, sont devenus plus chers, alimentant discussions et interrogations. Face à cette situation, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a important de replacer cette hausse dans son contexte réel. Il ne s’agit ni «d’une crise, ni d’une pénurie, mais d’un phénomène passager», affirme samedi son secrétaire général, Issam Bedrissi.
Les nouvelles récoltes équilibreront les prix des produits maraîchers
Les variations climatiques, les périodes de transition entre deux cycles de production ou encore les conditions de récolte peuvent influencer, même temporairement, les quantités disponibles sur les marchés, et donc les prix, assure-t-il. Le secrétaire général de l’UGCAA, Issam Bedrissi, insiste d’ailleurs sur ce point afin de dissiper toute confusion. Il explique que «l’augmentation constatée ces derniers jours est avant tout saisonnière».
Ce que vivent actuellement les consommateurs correspond plutôt à une période de soudure entre la fin de certaines récoltes et l’arrivée des nouvelles productions, ce qui a un impact temporaire sur les prix», précise-t-il. De ce fait, le responsable affirme que les nouvelles récoltes sont attendues dans les prochains jours, «ce qui devrait progressivement rééquilibrer l’offre et la demande». Concrètement, cela signifie que les prix devraient commencer à baisser de manière progressive à mesure que les étals seront à nouveau bien approvisionnés.
Un «déséquilibre dans la chaîne de la production»
Pour le président de l’association de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi, les prix actuels de certains produits maraichers traduisent un «déséquilibre dans la chaîne de la production, allant de la planification jusqu’à la commercialisation», poste-t-il sur sa page Facebook. Il explique que ces hausses ne sont pas toujours justifiées par des facteurs réels de production, mais résultent plutôt de défaillances structurelles dans l’organisation.
Il ajoute également que les problèmes liés à la production, tels que les coûts élevés, et parfois une mauvaise gestion des ressources, contribuent à cette situation. Par ailleurs, selon lui, les circuits de distribution jouent un rôle important dans cette inflation des prix, notamment à cause de la multiplication des intermédiaires. «Cette situation ouvre parfois la voie à des pratiques spéculatives qui affectent directement le pouvoir d’achat du consommateur», souligne-t-il.
Amokrane H.
