Appels pour mettre fin aux frappes sionistes sur Beyrouth

Des appels pour mettre fin aux frappes sionistes sur Beyrouth sont lancés par plusieurs organisations et pays.
Dans ce cadre, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, jeudi, l’entité sioniste à annuler l’ordre d’évacuation du quartier de Jnah, au sud de la capitale libanaise, Beyrouth, car quelque 450 patients s’y trouvent hospitalisés, dont 40 en soins intensifs, sans pouvoir aller ailleurs.
«Les Forces de défense (sioniste) ont émis un ordre d’évacuation pour le secteur de Jnah à Beyrouth, où se trouvent deux grands hôpitaux de référence, l’hôpital universitaire Rafic-Hariri et l’hôpital Al Zahraa», a indiqué le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué. Selon lui, «à l’heure actuelle, aucun autre établissement médical (dans cette zone) n’est en mesure d’accueillir les quelque 450 patients des deux hôpitaux (dont 40 en soins intensifs), ce qui rend leur évacuation impossible sur le plan opérationnel».
Seul deux hôpitaux fonctionnent à pleine capacité
Actuellement, l’hôpital Rafic- Hariri est le plus grand établissement médical public du Liban, ainsi que l’autre hôpital situé dans le quartier de Jnah, à la lisière de la banlieue sud de la capitale libanaise, «fonctionnent à pleine capacité, notamment pour soigner les blessés des frappes du 8 avril», a alerté le patron de l’OMS.
Cette zone abrite aussi cinq centres d’hébergement accueillant plus de 5.000 personnes, a-t-il ajouté. Ghebreyesus appelle l’entité sioniste «à annuler» l’ordre d’évacuation de Jnah et «à garantir la protection de tous les établissements de santé, du personnel de santé, des patients et des civils».
Appel de Trump
Dans le cadre d’une escalade militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, l’entité sioniste agresse le Liban depuis le 2 mars par des frappes aériennes meurtrières de grande ampleur et une offensive terrestre dans le sud de ce pays.
L’accord sur un cessez-le-feu, de 15 jours, entré en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi s entre l’Iran et les Etats-Unis ne s’applique pas au Liban, selon l’entité sioniste. Mais après un appel à la retenue de Donald Trump, des «négociations directes» sont prévues dans les prochains jours entre l’entité sioniste et le Liban. Effet, les frappes meurtrières de l’armée sioniste sur le Liban font peser un risque sur la trêve précaire conclue entre les Etats-Unis et l’Iran.
Plus de 300 martyrs mercredi
D’après le ministère libanais de la Santé, les frappes sionistes menées mercredi à travers le Liban ont fait plus de 300 martyrs, dont 71 femmes et 30 enfants, et plus d’un millier de blessés. De son côté, l’armée libanaise a indiqué que quatre de ses soldats sont tombés en martyrs dans ces frappes.
Dans ce contexte, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné cette vague de frappes sionistes qualifiant d’«épouvantables» les informations faisant état de centaines de martyrs et de blessés, en majorité des civils. «L’ampleur des massacres et des destructions au Liban est tout simplement abominable», a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué. «Un tel carnage est inconcevable», a-t-il critiqué, affirmant qu’«il met à rude épreuve une paix fragile, dont les civils ont si désespérément besoin».
Synthèse Samira C.