Importation des moutons pour l’Aïd El Adha 2026 : Des mesures rigoureuses pour garantir la disponibilité d’une bête saine 

En prévision de l’Aïd El Adha et dans le cadre de la grande opération d’importation d’un million de moutons, l’Etat a veillé, cette année, à l’organisation rigoureuse et efficace de cette vaste opération.

Pour garantir la disponibilité de moutons sains et qui répondent aux normes sanitaires du sacrifice, des mesures d’anticipation ont été mises en place des mois avant l’Aïd.

7000 moutons importés d’Espagne

Moyens logistiques, protocole sanitaire au niveau des ports, acheminement des bêtes, répartitions des quotas et prise de rendez-vous via une plateforme numérique pour acquisition du mouton. Dans ce cadre, l’arrivée des cargaisons des bêtes à sacrifier se poursuit au niveau des ports suivant le calendrier établi. Après le premier navire ‘’Unimar’’ provenant d’Espagne pour Alger, fin mars dernier, avec à bord 12 350 moutons, deux navires sont arrivés, début du mois d’avril au port d’Oran. Le premier transporte 17 250 têtes en provenance de Roumanie, suivi une cargaison de 7000 têtes importées d’Espagne.

Une nouvelle cargaison comptant 9400 têtes importés de Roumanie, a été réceptionnée, dimanche soir, au port de Skikda. Pour assurer la fluidité et la sécurité des opérations de déchargement des cargaisons, l’Etat, travers les entreprises portuaires, a mobilisé les moyens logistiques et humains nécessaires. Les équipes chargées du contrôle vétérinaire ont été sur place pour procéder au aux mesures requises, où les moutons seront transférés dans les camions spéciaux pour les soumettre à un confinement sanitaire strict.

Des points de mise en quarantaine vétérinaire déjà réquisitionnés et aménagés

Pour ce faire, l’entreprise publique Agrolog, avait déjà lancé un appel d’offres national afin de sélectionner les opérateurs spécialisés dans le transport de bétail vivant, où l’on doit se conformer au cahier de charges définissant le cadre réglementaire et les conditions de participation. En faisant appel à des entreprises professionnelles, les autorités publiques affichent leur volonté de faire bien encadrer cette opération, faisant suite aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Sur le terrain, le ministère de l’Agriculture du Développement rural et de la Pêche, est à cheval.

Des points de mise en quarantaine vétérinaire ont été déjà réquisitionnés et aménagés et pour accueillir le cheptel et le soumettre à des tests sanitaires. Les mesures de surveillance vétérinaire régulières se poursuivent à tous les niveaux (zones de quarantaine et points de vente) jusqu’au jour de l’Aïd.  L’arrivage des cargaisons se poursuivra progressivement jusqu’au20 mai 2026, en vue d’approvisionner le marché national et d’assurer une stabilité des prix.

Barrer la route aux spéculateurs

Pour l’Etat l’objectif est clair : barrer la route aux spéculateurs et permettre aux citoyens de se procurer un mouton à un prix abordable plafonné à 50 000 DA. Cela d’autant que les prix du cheptel ovin local connaissent, ces dernières années, une hausse exorbitante. Selon les derniers prix avancés par les éleveurs, le prix moyen du mouton tourne autour de 150 000 DA.  Et pour maitriser les charges relatives à l’importation des moutons, les autorités publiques ont engagé des mesures exceptionnelles d’exonération douanière et fiscale sur les opérations d’importation prévues dans ce cadre, applicables jusqu’au 30 juin 2026.

Il convient de préciser que l’opération d’importation des moutons cette année se caractérise par la mise en place d’une plateforme numérique, à l’initiative du ministère de l’Agriculture, qui permettra de suivre et d’avoir, en temps réel, les informations relatives aux expéditions. Ce nouveau dispositif permettra aussi de suivre l’opération de distribution des quotas et la commercialisation des moutons au niveau des points. Plus encore, le citoyen, pourra, via cette plateforme, prendre, dans une phase ultérieure, un rendez-vous afin d’aller acheter la bête qui lui convient dans les zones les plus proches dans sa wilaya. Pour rappel, le ministère de l’Agriculture a veillé, cette année, à diversifier les sources d’approvisionnement en la matière en vue de mieux gérer cette opération avec divers pays partenaires, tels que l’Espagne, la Roumanie, le Brésil, l’Uruguay, l’Irlande et la Mauritanie.

A. Mehdid

 

 

 

 

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