Journée internationale de sensibilisation au danger des mines : L’engagement constant de l’Algérie

Le monde célèbre, samedi, la Journée internationale de sensibilisation au danger des mines.
Pour l’Algérie, qui a ratifié la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel à travers le monde, l’engagement, dans ce sens, est indéfectible et dûment respecté.
Le processus de déminage et de dépollution achevé fin 2016
Ainsi, le processus de déminage et de dépollution mené des années durant a été achevé fin 2016. Selon les données du ministère de la Défense nationale (MDN), près de 11 millions de mines avaient été disséminées par l’armée coloniale le long des lignes dites «Morice» et «Challe», séparant l’Algérie de ses voisins. Des engins qui ont pu être éliminés, grâce à des moyens et capacités exclusivement nationaux. Ainsi, les efforts inlassables de déminage fournis par l’Armée nationale populaire (ANP) durant de longues années ont permis de libérer plus de 62 000 hectares de terres à travers le territoire national de ces explosifs, constituant une menace pour l’homme la faune et la flore. Parallèlement, l’ANP avait accompagné ces efforts par des actions de sensibilisation auprès des populations locales, visant à prévenir les accidents liés aux engins explosifs qui n’avaient pas été encore détectés.
Au bout de cette vaste opération réussie, l’Algérie disposait d’une expérience pionnière et est désormais très sollicitée pour partager son expertise technique et humanitaire à l’internationale. Car outre l’élimination de ces engins de la mort, l’Etat a œuvré à la protection et à l’accompagnement des victimes, en mettant en place des dispositifs dédiés à cet effet. Il convient de rappeler que l’Algérie a consolidé cet engagement international, en adoptant plusieurs initiatives à l’image du Séminaire international africain sur la lutte contre les mines antipersonnel tenu en 2023, en collaboration avec l’Unité d’Appui de la Convention d’Ottawa. Elle ne cesse de plaider, lors des fora régionaux et internationaux, pour le respect de ce traité et surtout pour le renforcement des efforts conjoints, afin que ce traité atteigne son universalité, parvenir, de la sorte, à un monde exempt de ces explosifs.
Prise en charge et protection des victimes
A cette occasion, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) salue l’approche globale adoptée par l’Algérie en matière de sensibilisation au danger des mines ainsi que son engagement actif dans les efforts internationaux visant à lutter contre ce fléau, à l’interdire et à criminaliser son utilisation. Dans un communiqué publié à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de sensibilisation au danger des mines, le CNDH valorise «l’approche globale adoptée par l’Etat algérien dans ce domaine, qui ne s’est pas limitée aux opérations de déminage et de dépollution des terres, mais a également inclus la prise en charge des victimes à travers la fourniture de soins de santé et d’un accompagnement psychologique et social», outre «le renforcement du cadre juridique et réglementaire garantissant la protection de leurs droits et leur pleine intégration dans la société ». Le Conseil rappelle également «les lourdes conséquences humaines subies par l’Algérie en raison des vestiges des mines remontant à la période coloniale, dont les répercussions se sont étendues durant de longues années après l’indépendance, laissant derrière elles des souffrances humaines et des impacts sociaux profonds».
En ce sens, le CNDH souligne que l’Algérie, «grâce à sa volonté nationale constante et à sa mobilisation continue, a su relever ce défi et réaliser des résultats notables dans le domaine du déminage et de la dépollution des terres, contribuant ainsi à sécuriser les zones affectées et à en permettre une réutilisation sûre». Le Conseil salue, en outre, «l’engagement actif de l’Algérie dans les efforts internationaux visant à lutter contre le danger des mines, ainsi que la poursuite de sa coopération avec le système des Nations unies dans le cadre du soutien à l’action multilatérale visant à interdire ces armes et à criminaliser leur usage», en partant d’un principe ferme en faveur de la protection des droits fondamentaux de l’homme, en tête desquels le droit à la vie, à la sécurité et à la liberté de circulation.
Intensification des campagnes de sensibilisation aux dangers des mines
A cette occasion, le CNDH réitère son appel à «poursuivre et renforcer les efforts nationaux et internationaux dans ce domaine», soulignant l’importance de «l’ancrage d’une culture de prévention et de l’intensification des campagnes de sensibilisation aux dangers des mines, notamment dans les zones ayant souffert de leurs effets, de manière à contribuer à la protection des vies et au renforcement de la conscience sociétale face à la gravité de ce fléau».
La célébration de cette journée internationale, cette année, vise à souligner la nécessité de soutenir les efforts de lutte contre les munitions non explosées et les mines terrestres qui contaminent de nombreuses communautés, à mettre en lumière les grands dangers qu’elles représentent et à appeler à leur élimination ainsi qu’à la protection des civils.
A. Mehdid