L’Algérie exposera sa vision de l’Afrique numérique intégré

L’Algérie exposera sa vision pour une Afrique numérique intégré lors du Sommet panafricain de la transformation numérique à Alger.

Le sommet panafricain de la transformation numérique (ICT Africa Summit 2026) se tiendra du 21 au 23 avril courant au Palais des expositions Pins maritimes d’Alger. L’évènement technologique de référence est dédié à l’innovation, à la connectivité et aux dernières technologies numériques susceptibles de consolider la transformation numérique et la souveraineté du continent en la matière. Il réunira au Palais des Expositions – SAFEX, Pavillon A, à Alger décideurs politiques, entreprises, startups, investisseurs, universitaires et institutions publiques autour d’une même ambition: accélérer la transformation digitale du continent africain, indique un communiqué de l’organisateur parvenu mercredi à notre rédaction.

15.000 visiteurs et 150 exposants attendus

Selon les organisateurs, cette 6e édition se tient après le succès de celle de 2025, où l’on s’attend à plus de 15.000 visiteurs et 150 exposants. Placée sous le patronage des ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, de la Poste et des Télécommunications, de l’Économie de la connaissance, ainsi que ce celui de la Formation et de l’Enseignement professionnels, cette édition se démarque notamment par l’introduction de 4 forums thématiques à savoir HealthTech, E Government, TransportTech et Oil & Gas. Ces espaces, poursuivit la même source, permettront d’aborder, à travers un prisme technologique et opérationnel, les grands défis relatifs à la modernisation des systèmes de santé, à l’administration numérique, à la mobilité intelligente et à la digitalisation du secteur énergétique.

L’événement placera également, au centre de ses thématiques, les enjeux de souveraineté numérique, de cybersécurité, de Smart Cities, de FinTech, d’Agritech, d’éducation numérique et d’industrie 4.0, ainsi que la rencontre entre créativité et technologies sous le thème Art & Tech. «L’ICT Africa Summit 2026 vise à accélérer la transformation numérique africaine, à stimuler les synergies entre secteurs public et privé, et à positionner l’Algérie comme un hub technologique stratégique pour le continent», soulignent les organisateurs.

Le programme inclura conférences, panels d’experts, ateliers techniques, démonstrations de solutions, rencontres B2B, concours de startups africaines et une exposition internationale réunissant entreprises, institutions et centres de recherche. Il convient de préciser que cette manifestation technologique s’ajoute à une série d’initiatives d’envergure continentale, adoptées et organisées par l’Algérie dans ce domaine stratégique pour les économies des pays, à l’image, du premier Sommet des télécommunications africaines (Global Africa Tech), qui s’est tenu du 28 au 30 mars passé à Alger et la 4e Conférence des Startups africaines organisée du 6 au 8 décembre 2025 à Alger.

Ces deux manifestations de référence ont été sanctionnées par la Déclaration d’Alger sur «la Souveraineté des télécommunications africaines 2026-2030», adoptée à l’issue de cette 1e édition du GTA et la Déclaration ministérielle d’Alger sur «le Développement des Startups et de l’IA en Afrique», adoptée lors de la 3e édition de la Conférence précitée.

L’Afrique repense son paradigme

Selon les experts, le nouveau paradigme devrait reposer sur la connectivité, les infrastructures souveraines outre la sécurisation des usages, à même de pallier aux vulnérabilités systémiques existantes en la matière. Des solutions technologiques plus agiles, à l’instar de la 5G et les réseaux cloud-native, peuvent ainsi contribuer à l’accélération du processus. Il est question pour l’ensemble des pays africains de fédérer leurs efforts, en s’alignant, le plus vite possible, avec la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique (2020-2030), devant favoriser la création d’un espace africain sans frontières à même d’assurer une circulation libre des services et capitaux.

L’autre défi, est la cybersécurité. Un aspect assez crucial au vu de ses implications étroitement liées à la sécurité des nations entières et la stabilité de leurs économies, en ciblant les installations critiques. Selon le rapport Check Point 2025 Africa Perspectives on Cyber Security, les organisations africaines subissent en moyenne plus de 3.000 attaques par semaine. Le constat est sans appel et donne lieu à un paysage de risque permanent, qui requiert une sérieuse réflexion sur l’avenir numérique de l’Afrique.

Tenant compte de cette réalité, l’Algérie ne cesse de plaider, à l’échelle africaine, pour la fédération des efforts, en vue de combler non seulement les failles techniques, mais aussi en rattrapant tout déficit juridique lié aux politiques de protection des données. Ces efforts coordonnés, viseront, d’une part, à assoir une intégration numérique en mesure de contenir l’intégration économique aspirée par les États africains. Et d’autre part, l’on vise à renforcer la voix du continent dans les négociations mondiales quant à sa participation à l’élaboration des politiques mondiales dans ce domaine.

A. Mehdid

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