Le Souverain pontife: «Une visite bénie»

En route pour Yaoundé, le Souverain pontife, le Pape Léon XIV salue sa visite historique en Algérie. Un voyage dédié à la construction de ponts et à la paix entre les peuples.

En quittant l’Algérie en partance pour le Cameroun, le pape Léon XIV dresse, auprès des journalistes qui l’accompagnent, le bilan de sa visite en Algérie, première étape de son voyage apostolique en Afrique. Selon les propos rapportés par le Vatican News, le pape a qualifié son séjour en Algérie de «visite bénie». Le souverain pontife n’a pas manqué aussi, selon la même source, de remercier les autorités algériennes et l’Église locale, «petite mais significative», de l’accueil qui lui a été réservé.

Remerciements aux autorités algériennes

Aussi est-il souligné à travers les journalistes du monde entier qui l’accompagnent dans ce déplacement international, 70 environ, le souverain pontife a tenu à adresser ses remerciements à toutes les autorités algériennes qui ont rendu cette visite possible, en mettant même à disposition une escorte lors du survol de l’espace aérien algérien. «C’est un signe de la bonté, de la générosité et du respect que le peuple algérien et le gouvernement algérien ont voulu manifester au Saint-Siège et à moi-même personnellement», est-il rapporté.

Le site souligne que le pape ne cache ni son émotion ni son enthousiasme en commentant les trois jours qu’il vient de passer en Algérie, parlant d’«un voyage et une visite vraiment bénis», ainsi qu’«une très belle occasion de continuer à jeter des ponts et à promouvoir le dialogue». Sa gratitude, le pape Léon XIV l’exprime également envers l’Église catholique en Algérie, «petite mais très importante». Il a par ailleurs évoqué les «visites spéciales» effectuées les 13 et 14 avril à la basilique Notre Dame d’Afrique à Alger et à la basilique Saint Augustin à Annaba, sur la colline qui domine la ville moderne ainsi que les ruines de l’ancienne ville romaine d’Hippone.

Cette visite revêt «une forte valeur symbolique»

Selon le souverain pontife, tout cela revêt «une forte valeur symbolique», car saint Augustin, évêque d’Hippone pendant plus de 30 ans, «est une figure issue du passé qui nous parle de tradition, qui nous parle de la vie de l’Église au cours des premiers siècles de son développement», mais qui, en même temps, reste une «figure extrêmement importante encore aujourd’hui». Ses écrits, son enseignement, sa spiritualité, son «invitation à chercher DIEU et à chercher la vérité» constituent «un message dont nous avons tant besoin dans le monde contemporain, un message très actuel pour nous tous, croyants en Jésus-Christ, mais aussi pour chaque personne», assure le pape Léon XIV.

Et il tient à rappeler que le peuple algérien, dont la grande majorité n’est pas chrétienne, «honore et respecte profondément la mémoire de saint Augustin comme l’un des grands fils de leur terre». Pour un pape qui s’est d’emblée déclaré «fils de saint Augustin», ce fut donc «une grâce particulière» de pouvoir revenir à Annaba et «d’offrir à l’Église et au monde» la vision du grand Père de l’Église, «celle de la recherche de Dieu et de l’effort pour construire la communauté, pour rechercher l’unité entre tous les peuples et le respect mutuel malgré les différences».

Vivre en paix malgré les différences Un message qu’il a lui-même tenté de concrétiser lors des différents rendez-vous de ces journées algériennes. Notamment lors de la visite «significative» à Djamaâ El Djazaïr, qui a montré que «même si nous avons des croyances différentes, des manières différentes de prier et de vivre, nous pouvons néanmoins vivre ensemble en paix». «Promouvoir cette image est quelque chose dont le monde a besoin aujourd’hui, et que nous pouvons continuer à offrir ensemble par notre témoignage alors que nous poursuivons ce voyage apostolique», conclut le pape Léon XIV.

Farah C.

 

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