L’innovation et les start-up au cœur de la transition énergétique

L’innovation et les start-up sont au cœur de la transition énergétique, souligne samedi à Alger Noureddine Ouadah lors de la 2e édition de Builders Confluence.
Le ministre de l’Économie de la connaissance, des startups et des micro-entreprises, Noureddine Ouadah, appelle samedi les professionnels du secteur du bâtiment à placer l’innovation au cœur de la transition du secteur de la construction. Intervenant, à l’occasion de la 2e édition de Builders Confluence, une rencontre-exposition dédiée au bâtiment et à la construction, Noureddine Ouadah met en avant l’impératif du changement du paradigme soulignant que le secteur du bâtiment est en besoin de solutions technologiques innovantes pour faire face aux défis de l’heure, notamment énergétique.
De véritables architectes de l’efficacité énergique
Considéré tel un secteur énergivore, des solutions technologiques doivent être introduites dans l’optique d’assurer l’efficacité énergétique. «Aujourd’hui, nous faisons face à de grands défis à l’échelle mondiale, notamment dans le domaine de l’énergie. En Algérie, nous avons besoin d’un nouveau modèle de consommation énergétique, d’un nouveau modèle de construction, et plus largement d’un nouveau mode de vie», déclare-t-il, lors de son intervention devant des experts et des professionnels du métier.
Le ministre souligne que les start-up et les micro-entreprises algériennes peuvent être de véritables architectes de l’efficacité énergique. Ces derniers «disposent des capacités, des technologies et du savoir-faire nécessaires pour accompagner les efforts de l’État dans cette transition vers un nouveau modèle de consommation et de gestion de l’énergie», indique-t-il avant d’enchainer «qu’il s’agisse de matériaux isolants innovants ou de systèmes de gestion intelligente de l’énergie, la jeunesse algérienne est prête à relever le défi».

Soutenir l’innovation, les micro-entreprises et l’auto-entreprenariat
Avant de conclure, le ministre fait observer que cet événement économique, qui s’étale sur 3 jours, auquel participent de nombreuses start-up, conjugue l’innovation avec l’urbanisme, la construction et les nouveaux matériaux de construction, sans cacher sa satisfaction. «Nous sommes aujourd’hui fiers de voir qu’une entreprise issue des dispositifs NESDA et ANGEM est devenue une entreprise importante capable d’accompagner des événements de cette envergure», ajoute-t-il sans la citer de nommément, réitérant l’engagement de son département à soutenir l’innovation.
«Notre ministère est présent pour soutenir l’innovation, mais aussi les micro-entreprises et l’auto-entreprenariat. Des dizaines de milliers de jeunes experts travaillent aujourd’hui dans le cadre de ces dispositifs et contribuent à bâtir cette nouvelle économie fondée sur la jeunesse, le savoir et la technologie». Avant de passer la parole, le ministre salue la richesse des débats entamés dès l’ouverture de la conférence, insistant sur l’importance d’intégrer les nouveaux outils numériques dans les processus de construction mais aussi d’adapter les cahiers des charges relatifs à la construction aux spécificités des régions.
Des villes intelligentes pour une meilleure efficacité énergétiques
De son côté Omar Terbah , député et président de la commission des finances, chargé par le président de l’APN, souligne que les défis actuels exigent, en effet, une technologie responsable et une innovation orientée vers l’intérêt de la population. «Il est aujourd’hui clair que le développement économique, institutionnel et territorial ne peut plus être envisagé en dehors des grandes mutations imposées par la révolution technologique et numérique, ainsi que des nouveaux modes de gouvernance, d’organisation, de compétitivité et de prospective qui l’accompagnent», indique-t-il.
Les experts intervenant lors du premier panel placé sous le thème «Maitrise d’ouvrage urbain et architectural et spart cities» ont, quant à eux, souligné qu’il est temps de refonder le secteur du bâtiment pour bâtir des smart building, des constructions connectées, durables et écologiques. La mise en place de data center est devenue essentielle au fonctionnement et à la gestion des territoires et à la rationalisation des ressources, relève-t-on des débats au cours duquel certains intervenants soulignent que l’Algérie est d’ores et déjà dans cette ère de bâtiment intelligent et de ville cognitive.
Ce premier panel permet aux présents de s’imprégner de l’exemple de la smart city réalisée, comme opération pilote, dans la commune de Guinzet dans la wilaya de Sétif. «C’est une solution qui permet de gérer l’ensemble des équipements techniques de la commune de telle manière à pouvoir économiser l’énergie et contrôler à distance la consommation», explique Abdelmoumen Benmesbah, CEO Smart management Cities.
Wassila Ould Hamouda
