Mois du patrimoine à Bejaia : Le numérique à la rescousse…

Une communication sur le rôle du numérique dans la valorisation et la transmission du patrimoine culturel national a été donnée, mardi après midi au niveau de la Bibliothèque principale de lecture publique de Béjaia.

Cette communication sous l’intitulé «A la croisée des mondes» est animée animée par Farid Terki, fondateur du Next Level Technology Institute, dans le cadre du mois du patrimoine 2026 qui se déroule jusqu’au 18 mai prochain sous le slogan «notre patrimoine, notre civilisation».

Des contenus et des méthodes novateurs

Dans son intervention, l’orateur explique à un public attentif le sens et les contours de son projet qui ambitionne, à travers la mise au point d’un objet à la pointe des nouvelles technologies de la communication, à savoir des lunettes de réalité augmenté, et la création autour de lui de tout un écosystème pour le valoriser. Terki travaille sur le projet depuis trois ans et il estime qu’il est grand temps de passer à l’action pour le concrétiser.

La préservation et la transmission du patrimoine numérique aux jeunes générations est une des applications concrètes de cet outil, avec des contenus et des méthodes novateurs, adaptés à la façon d’être et de penser des jeunes, afin de susciter l’intérêt et un apprentissage souple des connaissances à inculquer. Pour être digérée, estime l’orateur, l’information doit s’accompagner de sensation.

Utilisation d’un software intelligent

En créant de l’émotion, cet outil va faciliter la transmission, de plus avec la sensibilité nationale et non plus avec celle modélisée par les grandes sociétés technologiques étrangères. Les lunettes de réalité augmentée et les logiciels qui leur permettent de tourner ne visent toutefois pas le consommateur lambda, mais des institutions qui peuvent abriter les équipements, notamment les puissants serveurs. Pour abaisser les coûts de cette technologie, le conférencier indique qu’il a favorisé l’utilisation d’un software intelligent au lieu de mettre l’accent sur un hardware puissant, donc plutôt onéreux.

Composé d’étudiants, professionnels, passionnés de technologie et simples curieux, le public présent n’a pas manqué, à la grande satisfaction du conférencier, de poser de nombreuses questions autour des applications possibles et, notamment, à la préservation numérique mais aussi concrète d’un patrimoine culturel, historique, architectural et naturel d’une richesse telle qu’il serait «criminel» de priver les jeunes algériens et les générations à venir de sa connaissance et de la fierté qu’ils peuvent en tirer. D’autant plus que cela se ferait à travers des outils qui, pour avoir été conçus localement, participent à la souveraineté culturelle et technologique.

O. M.

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