Plus de sièges à l’APN pour les Algériens résidant à l’étranger

Un signal fort en faveur de la diaspora

Les Algériens résidant à l’étranger auront plus de sièges au niveau de l’APN.

L’élargissement de la représentation parlementaire pour la communauté algérienne établie à l’étranger et les nouvelles facilités introduites par la loi électorale ont été largement salués par Mohamed Hani, député et membre de la Commission des affaires étrangères à l’APN.

«L’Algérie mérite une représentation à l’étranger à la hauteur de ses ambitions»

«Nous sommes très satisfaits de l’augmentation du nombre de sièges pour représenter la communauté, qui passe de 8 à 12, soit une hausse de 50 %», a indiqué Mohamed Hani, soulignant que «c’est un signal fort en faveur d’une meilleure représentation des Algériens résident à l’étranger». Et de souligner que «ces dernières années, nous avons constaté un véritable engouement au sein de la communauté», précisant que «de plus en plus de personnes comprennent le rôle du député et souhaitent se porter candidates, ce qui est très encourageant». Pour lui, «il y a aujourd’hui une prise de conscience réelle», expliquant que «la communauté doit s’organiser et participer activement, que ce soit sur le plan politique, social ou économique».

En France, «où l’on compte près de 8 millions d’Algériens, cela pourrait constituer un levier important pour le pays», a-t-il estimé, ajoutant que «cette présence représente une véritable force et même une première ligne de défense pour l’Algérie». C’est pourquoi, «il faut oser parler de lobbying, de représentation et d’organisation», a-t-il insisté, soulignant que «l’Algérie mérite une représentation à l’étranger à la hauteur de ses ambitions et capable de défendre ses intérêts». Dans ce sens, fait-il savoir, «avec l’augmentation du nombre de sièges, l’élection sera plus ouverte», précisant que «partis politiques et listes indépendantes auront davantage d’opportunités de participation». De plus, Hani se dit convaincu qu’«il y aura une forte participation», relevant que «l’intérêt des Algériens résident à l’étranger, notamment en France, est de plus en plus visible». D’autant plus, estime le député, que «la nouvelle loi électorale apporte à la fois des renforcements, notamment en matière de financement des campagnes, mais aussi des allègements notamment en terme de réduction du nombre de signatures». Ce qui devrait, selon lui, «faciliter l’accès à la candidature».

Une occasion à saisir

Pour appuyer ses propos, Hani cite le cas de la France où, a-t-il précisé, «pour quatre sièges, il faut désormais 200 signatures au lieu de 300», soulignant que «c’est une simplification concrète qui encourage davantage de candidats». Dans ce contexte, «nous appelons aujourd’hui toutes les personnes qui en ont la capacité et la volonté à s’engager sur le terrain», a-t-il insisté, exhortant à «sensibiliser les citoyens et à les mobiliser en faveur d’une participation massive, afin de renforcer la représentation et de consolider les institutions». «Je suis contre la politique du siège vide», a-t-il affirmé. Pour conclure sur ce point, il estime que «c’est une occasion à saisir, avec des échéances importantes pour les cinq prochaines années», ajoutant que «dans le contexte actuel, notamment des relations algéro-françaises, la participation est plus que nécessaire».

Abordant le rôle du député, «il faut reconnaître que cette fonction est parfois mal comprise», a-t-il indiqué, expliquant que «le député a pour mission de légiférer et d’exercer un contrôle sur l’exécutif, conformément à la Constitution de 2020». Selon lui, «les préoccupations des Algériens de l’étranger restent concrètes», citant «les billets de transport, les démarches administratives ou encore les relations avec les consulats». «Il y a eu des améliorations dans les services, mais des efforts restent à faire», a-t-il reconnu, ajoutant que «le rôle du député est aussi d’accompagner les citoyens et de porter leurs préoccupations».

«Il est temps de créer un conseil consultatif de l’immigration»

Pour Hani «ceux résidant à l’étranger peuvent jouer un rôle accru, notamment sur le plan économique grâce à leur expérience». Toutefois, a-t-il-déploré, «la communauté algérienne à l’étranger reste insuffisamment organisée», rappelant que «contrairement au passé, il n’existe plus de structure fédératrice forte ». Dans cette dynamique, a-t-il insisté, «la construction de l’Algérie depuis 2019 est un travail collectif où chacun doit contribuer à cet effort national».

Selon lui, «il est temps de créer un conseil consultatif de l’immigration», expliquant que «cette structure permettrait de rassembler les compétences et de mieux organiser la communauté». Un tel organe, a-t-il ajouté, «faciliterait la coordination avec les institutions et les élus». Car, a-t-il conclu, «il est essentiel d’unir les Algériens de l’étranger au-delà des clivages politiques», estimant que «dès lors que le dialogue est sincère et les messages clairs, le rassemblement devient possible».

A. B.

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