Près de 2.400 kilomètres de rail : Le nouveau défi

Avec près de 2.400 kilomètres de rail, une ligne ferroviaire reliera Alger à Tamanrasset en passant par Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ et In Salah.

Le Sud du pays connaîtra un véritable essor grâce au rail.

«Projet du siècle»

Pendant longtemps, la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset appartenait au registre des grandes annonces. On en parlait comme d’un rêve lointain. Une simple promesse répétée, souvent accueillie avec scepticisme. Aujourd’hui, la perception change. Le projet avance. Il prend forme. Il devient concret. La décision est désormais actée. La mise en service complète est prévue pour la fin de l’année 2028. Cet objectif, fixé lors du Conseil des ministres, marque une étape importante. Il donne une direction claire et un calendrier précis. Le président Abdelmadjid Tebboune a voulu lever toute ambiguïté. Il a qualifié cette réalisation de «projet du siècle», affirmant qu’elle n’est pas de moindre importance que le projet de Gara Djebilet.

Par cette déclaration, le président Tebboune souligne le caractère stratégique de cette ligne et son rôle dans l’avenir du pays. Sur le terrain, ce projet représente bien plus qu’une infrastructure. Avec près de 2.400 kilomètres, la ligne reliera Alger à Tamanrasset en passant par Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ et In Salah. Ce tracé va transformer la carte des échanges. Il va rapprocher des régions longtemps isolées. Il va surtout créer un lien direct entre le Nord et le Grand Sud. Dans ces  régions éloignées, les attentes sont fortes. Le manque de moyens de transport efficaces a longtemps freiné le développement. Les déplacements sont coûteux. Les échanges restent limités.

Avec l’arrivée du rail, une nouvelle dynamique s’installe

Avec l’arrivée du rail, une nouvelle dynamique s’installe. Les marchandises pourront circuler plus facilement. Les délais seront réduits. Les coûts logistiques vont baisser. Cela ouvre des perspectives concrètes pour les entreprises et les habitants. Ce qui change aujourd’hui, c’est que le projet n’est plus théorique. Des tronçons sont déjà en service, notamment entre Boughezoul et Laghouat. D’autres avancent rapidement. Les études pour les segments Laghouat–Ghardaïa–El Meniaâ sont finalisées.

La liaison vers Adrar est attendue dès 2027, avec des mises en service progressives. Ces étapes montrent que le chantier est bien réel. Elles renforcent la confiance autour de sa réalisation. Au-delà de la mobilité, l’enjeu est économique. Cette ligne facilitera l’exportation des ressources naturelles et des produits transformés. Elle soutiendra l’industrie et le commerce, notamment vers les marchés africains. L’Algérie pourra mieux exploiter sa position géographique. Elle deviendra un point de passage stratégique entre le nord du continent et le Sahel.

Tamanrasset appelée à devenir un pôle industriel important

Tamanrasset est au cœur de cette transformation. La région est appelée à devenir un pôle industriel important. La zone de Tidessi pourrait connaître un véritable essor grâce au rail. Le transport des matières premières et des produits finis sera simplifié. Cela attirera des investissements et créera des emplois. Le projet a aussi une dimension humaine. Il rapproche les territoires. Il facilite les déplacements des familles. Il ouvre l’accès à des régions encore peu connectées.

Le tourisme pourrait également en bénéficier. Des sites comme le Hoggar ou l’Assekrem deviendront plus accessibles, attirant davantage de visiteurs. In fine, cette ligne incarne un changement de méthode. On passe d’un discours à une action. D’une promesse à un engagement tenu. Les avancées sont visibles. Les échéances sont fixées. Ce projet n’est plus une idée lointaine. C’est une réalité en construction, appelée à transformer durablement le pays.

A. Hamiche

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