741.000 poches de sang collectées en 2025

741.000 poches de sang ont été collectées à travers le territoire national en 2025, indique l’Agence nationale du sang (ANS).

La collecte de dons du sang se fait tout au long de l’année dans 270 centres de transfusion sanguine et des véhicules stationnés sur de nombreuses places publiques, entreprises ou établissements universitaires.

Encadrées par des équipes médicales et paramédicales, les campagnes de don de sang donnent de l’espoir aux malades qui en ont besoin. «Durant l’année 2025, il a été collecté 741.000 poches et 882.125 donneurs ont été  enregistrés. Les quantités de sang collectées évoluent chaque année, mais les efforts de sensibilisation de nos concitoyens pour offrir un peu de ce liquide vital pour des milliers de malades doivent être multipliés et soutenus», rappelle le directeur de communication à l’Agence nationale du sang (ANS), le Dr Sofiane Kerri. Dans le même ordre d’idées, il se félicite de la progression des dons, tout en saluant les donneurs qui n’hésitent pas à se rendre dans les centres de transfusion.

Une culture du don à renforcer

L’Agence nationale du sang et les associations engagées dans cette noble mission doivent redoubler d’efforts et convaincre plus de personnes à donner du sang quand celles-ci sont sont en bonne santé et remplissent les conditions préalables pour être donneurs. «Je tiens à rendre hommage au défunt Kadour Gharbi qui nous a quittés récemment. Cet  homme généreux, altruiste, a toujours plaidé pour un simple  geste qui peut  sauver des vies humaines», a  déclaré le praticien.

Selon lui, les chiffres sont de plus en plus satisfaisants pour un pays au revenu intermédiaire comme l’Algérie, sans perdre de vue la nécessité de progresser et d’adhérer au don du sang. «En 2025, nous avons enregistré 56% de donneurs bénévoles, 46% de donneurs de compensation et 21% qui sont réguliers et font des dons plusieurs fois par an», précise-t-il. «Nous sommes optimistes, car ces statistiques traduisent la générosité de nos concitoyens et leur prise de conscience quant à l’impératif de se rendre dans les structures de transfusion pour apporter leur soutien aux patients, qu’ils soient des proches ou anonymes parce que personne n’est à l’abri d’une maladie ou d’une hospitalisation», souligne-t-il.

Sensibilisation dès le plus jeune âge

Parlant des donneurs de compensation, le Dr Kerri met l’accent sur  la stratégie de l’Agence pour inculquer la culture du don de sang notamment aux enfants. «Nous avons avec le ministère de l’Education préparé des cours où l’enseignant peut aborder ce thème avec les enfants en mettant en exergue la noblesse du geste. Dans les universités, des étudiants participent à nos campagnes de collecte depuis des années et les mosquées contribuent énormément au don de sang en invitant les fidèles à le faire et que notre religion n’interdit pas une action louable et salutaire pour autrui et pour soi-même», renchérit-il. Et de poursuivre: «Il s’agit de répondre aux besoins des patients atteints de maladies lourdes comme les cancers. Ils nécessitent des transfusions régulières, le long de l’année et c’est vital pour leur prise en charge. Les urgences médicales et les maternités sont aussi de grands consommateurs des produits sanguins. Ces chiffres en augmentation reflètent  l’évolution de la demande mais aussi des quantités récoltées».

«Le stockage des produits sanguins doit répondre à des durées limitées de conservation»

Les actions relatives à la collecte des dons de sang doivent être constantes et permanentes pour diverses raisons. «Le stockage des produits sanguins doit répondre à des durées limitées de conservation. Les globules rouges peuvent être stockées pendant 40 jours et les plaquettes ne dépassent pas les 4 jours, d’où la complexité du stockage et de la disponibilité des composants. Il est question enfin d’alimenter les structures de santé», précise-t-il.

La disponibilité du sang fait face à la rareté de certains groupes sanguins en particulier de rhésus négatif. «Les Algériens sont à 70% des  groupes A positif et O positif. Par conséquent, des groupes sanguins sont très rares, notamment de rhésus négatif. Toutes ces difficultés sont à surmonter en maintenant les campagnes de dons de sang d’une manière régulière», explique-t-il.

Enfin, le Dr Kerri, qui s’attend à ce que dans 2 ou 3 ans le nombre de donneurs de sang atteindra 1 million, rend hommage à toutes les personnes engagées dans cette action, humanitaire par excellence.

Karima Dehiles

 

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