Un journal américain l’a relevé : L’Algérie, terre de leadership qui unit les confessions

La visite historique du pape Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril derniers, continue de susciter l’admiration tant sa symbolique reflète la place qu’occupe l’Algérie dans la promotion du dialogue interreligieux.

Les éloges sur l’Algérie sont venus cette fois-ci des Etats-Unis, relayés par «Eurasia Review» un journal indépendant d’analyse et d’actualités qui sert de plateforme aux experts et analystes pour publier des réflexions sur des enjeux mondiaux.

L’Algérie, un modèle de tolérance et de stabilité

Ce média a publié l’analyse d’Arben Cici, un ancien diplomate albanais qui a occupé le poste d’ambassadeur d’Albanie en Russie, en Croatie et au Danemark et qui enseigne actuellement à l’université méditerranéenne d’Albanie en qualité de chargé de cours en relations internationales. Ainsi, la visite historique du Pape Léon XIV en Algérie représente pour Cici «un moment particulièrement inspirant et symboliquement fort», qu’il situe dans le contexte des relations interreligieuses contemporaines, soulignant, au passage, l’importante couverture médiatique internationale qui a été réservée à cet événement.

A ce titre, il a mis en exergue les images du Pape, chaleureusement accueilli à Alger, qui selon lui «ont résonné dans le monde entier, faisant entendre la voix de l’Algérie comme modèle de tolérance et de stabilité à un moment où le monde a désespérément besoin de tels exemples». Ainsi, il a estimé que cette visite «a magnifiquement mis en lumière le rôle éclatant de l’Algérie comme terre d’accueil authentique, de sagesse ancestrale puisant ses racines dans l’héritage de Saint Augustin, et de leadership visionnaire qui unit les confessions, les cultures et les continents».

L’Algérie, une «nation qui défend depuis longtemps la non ingérence, l’autodétermination et la réconciliation»

Poursuivant son analyse, Cici a placé cette visite dans le contexte géopolitique actuel, soulignant «la contribution essentielle de l’Algérie à la stabilité du Maghreb, de l’Afrique, du Monde islamique et de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) au sens large, en mettant en avant ses partenariats énergétiques qui renforcent la sécurité de l’Europe et ouvrent des perspectives prometteuses pour la coopération méditerranéenne et balkanique», pointant ainsi du doigt «le rôle leader de l’Algérie sur la scène internationale». Selon l’analyste, le Souverain pontife a sciemment entamé ses visites en Afrique par l’Algérie, «un choix réfléchi et profond, empreint d’une signification spirituelle, historique et géopolitique majeure», a-t-il estimé, ajoutant que cela a permis de mettre en avant le rôle de l’Algérie en tant que «nation qui défend depuis longtemps la non ingérence, l’autodétermination et la réconciliation». Cici a, dans ce cadre, mis en évidence les messages de paix, de tolérance et de coexistence prônés par l’Algérie, qui rappellent que «le dialogue interreligieux repose sur le respect mutuel et la reconnaissance de l’autre».

Cici a, par ailleurs, relevé que les autorités algériennes et même les citoyens ont chaleureusement accueilli le Pape, soulignant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, «a personnellement accueilli le Souverain pontife à l’aéroport international Houari-Boumediene. Personnalités, société civile et citoyens algériens ont manifesté un enthousiasme débordant lors de cette visite, témoignant de la profonde culture de tolérance et de fraternité qui caractérise le pays», a-t-il insisté. L’ancien diplomate a conclu son analyse en affirmant que la visite papale «dépasse le cadre protocolaire pour s’inscrire comme un événement porteur d’espoir, traduisant la contribution de l’Algérie à la promotion du dialogue, de la paix et de la stabilité au niveau régional et international».

Karim Aït Saâda

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