877.035 candidats pour le BEM 2026

C’est ce mardi 19 mai que s’ouvre officiellement la session 2026 du Brevet d’Enseignement Moyen (BEM).

A travers les 3 167 centres d’examen répartis sur l’ensemble des wilayas du pays, 877 035 candidats se présenteront aux épreuves du BEM dans un climat d’organisation rigoureuse, sous l’encadrement de 214 003 enseignants surveillants mobilisés pour la circonstance.

Une préparation entamée depuis plusieurs mois

Pas moins de 104 centres de correction et 18 centres de regroupement sont également opérationnels pour prendre le relais à l’issue des épreuves. Pour des milliers de familles algériennes, cette journée représente bien plus qu’un simple rendez-vous scolaire. Le BEM constitue la première grande épreuve de la vie d’un élève, le premier filtre institutionnel qui conditionne l’orientation vers l’enseignement secondaire. Il cristallise des mois d’efforts, de révisions et d’attentes, et mobilise parents, enseignants et administration autour d’un même objectif. Il s’agit de garantir des conditions d’examen équitables et sereines pour tous les candidats du pays.

La machine s’est mise en route depuis plusieurs mois. Conformément aux procédures en vigueur, à l’instar de celles appliquées au baccalauréat. L’équipe chargée de l’élaboration des sujets est entrée en période d’isolement strict dès le 24 avril dernier, confinée à la branche de l’Office national des examens et concours (ONEC) d’Oum El Bouaghi. Elle n’en sortira qu’au soir du 21 mai, dernier jour du BEM.

Un dispositif sécuritaire draconien

Dans les autres branches de l’ONEC à travers le territoire national, l’impression des sujets a démarré dès le 30 avril, sous surveillance permanente. Les chefs de centre ont, quant à eux, officiellement pris en charge leurs établissements scolaires la veille des examens. Selon le protocole en vigueur, chacun doit rédiger un procès-verbal avec le directeur de l’établissement, par lequel ce dernier s’engage à mettre l’intégralité des locaux à la disposition du chef de centre, seul responsable du bon déroulement de l’examen au sein de l’établissement, sous la responsabilité directe du directeur de l’éducation de la wilaya.

La lutte contre la fraude occupe une place centrale dans l’organisation de cette session. Une cellule de veille a été mise en place depuis deux jours, regroupant la Sûreté nationale, la cybersécurité, la gendarmerie nationale et l’ensemble des services concernés. Sa mission concerne la surveillance en temps réel toute tentative de diffusion de sujets ou de fraude organisée via les réseaux sociaux et les applications de messagerie, devenus le terrain privilégié de ces pratiques. La nature de ces infractions, qui se jouent souvent à distance et en temps réel, impose une coordination instantanée entre tous les services, une exigence à laquelle répond précisément ce dispositif interservices.

Les accès secondaires sont fermés

A l’intérieur des centres, le protocole est tout aussi rigoureux. L’ensemble des locaux est soumis à une inspection minutieuse sous la supervision du chef de centre, en présence des services de la Protection civile, de la Sûreté et de la Santé. Les observations sont consignées dans un procès-verbal officiel remis à la direction de l’éducation. Les accès secondaires sont fermés à clé, une seule entrée principale restant ouverte. Les couloirs et les salles sont dégagés de tout obstacle susceptible de perturber la fluidité de la circulation des candidats et des surveillants.

Les téléphones portables, véhicules, sacs et tout document non autorisé sont formellement interdits à l’intérieur des centres, pour les candidats comme pour les enseignants encadreurs, à l’exception du chef de centre. Les candidats surpris après l’ouverture des enveloppes et la distribution des sujets ne sont plus admis dans les salles.

Chaque salle accueille au maximum 20 candidats

Une salle spécifique est réservée à la consigne des effets personnels des candidats. Les salles d’examen, quant à elles, sont verrouillées immédiatement après chaque épreuve, et la surveillance nocturne est renforcée, avec un éclairage maintenu toute la nuit. Chaque salle accueille au maximum 20 candidats.

Le bureau du chef de centre est équipé d’un coffre sécurisé pour la conservation des sujets et des copies, ainsi que de caméras de surveillance enregistrant en continu durant toute la durée des épreuves. Ces enregistrements sont remis directement au directeur de l’éducation de la wilaya à la clôture de l’examen, contre décharge sur tableau de réception.

Des sujets conformes au cours dispensé durant l’année scolaire

Le ministère de l’Éducation nationale a, par ailleurs, tenu à rassurer candidats et familles sur le fait que les sujets porteront exclusivement sur les leçons dispensées en présentiel par les enseignants, dans le strict cadre du programme annuel officiellement traité en classe. Aucun débordement hors programme n’est à craindre. Les épreuves s’étendent sur trois journées consécutives. Ce mardi 19 mai, les candidats composent le matin en langue arabe, de 8h30 à 10h30, puis en sciences physiques et technologie, de 11h à 12h30.

L’après-midi, ils passent l’éducation islamique de 14h30 à 15h30, suivie de l’éducation civique de 16h à 17h. Le mercredi 20 mai s’ouvre sur les mathématiques de 8h30 à 10h30, enchaîne avec la langue anglaise de 11h à 12h30, puis l’histoire-géographie de 14h30 à 16h. Le dernier jour, jeudi 21 mai, voit se succéder la langue française de 8h30 à 10h30, les sciences de la nature et de la vie de 11h à 12h30, et la langue amazighe de 14h30 à 16h, clôturant ainsi trois journées d’évaluation nationale.

Samira Azzegag

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