Batimatec 2026 : Focus sur les dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat

La 28e édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics « Batimatec » se poursuit encore à Alger.

Dans le cadre du Batimatec 2026, une conférence dédiée aux mécanismes et dispositifs de soutien, d’accompagnement et de financement aux projets innovants, aux micro-entreprises et aux start-up est organisée, ce mercredi au palais des expositions la Safex.

Des milliers de projets ont abouti à la création de start-up

Le chef de département ingénierie de management à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du  développement technologique (ANVREDET), Rabeh Fraga, indique dans ce contexte que l’écosystème algérien a beaucoup évolué depuis les années 2020 en termes d’accompagnement et de soutien. «Nous sommes obligés de nous adapter aux changements et c’est ce que nous nous employons à faire. Nous pouvons dire qu’aujourd’hui l’écosystème national est une véritable richesse. Grâce à une démarche nationale dans ce domaine, nous disposons d’une richesse en matière d’acteurs et de dispositifs favorisant l’émergence d’une nouvelle génération portée sur la technologie», rapporte-t-il.

Dans cette optique, Rabeh Fraga souligne que l’agence se déplace désormais vers les porteurs de projet pour leur faire bénéficier de l’accompagnement nécessaire. «Auparavant, nous étions plus dans l’évaluation des résultats de la recherche et notre rôle consistait à trouver des entreprises qui seraient intéressées par ces résultats. Mais depuis la mise en place des incubateurs au niveau des universités, nous avons opté pour une démarche plus rapprochée en assistant directement les porteurs de projets au sein de ces structures pour développer ce que nous appelons ‘l’université entrepreneuriale’», explique-t-il.  Selon lui, grâce à cette projection, des milliers de projets ont abouti à la création de start-up. L’ambition de l’agence, assure-t-il, c’est d’être un partenaire dans cette politique de soutien via le partage d’expériences, le financement de certains programmes et l’édification d’une coopération avec le monde social et économique.

Coopération entre l’université et les entreprises économiques

La responsable de la coopération au Fonds de financement de start-up (ASF), Soulaf Chikhi, soutient que les portes de cette structure sont grandes ouvertes aux start-up et aux projets innovants à condition qu’ils soient labellisés. «Il faut savoir que ce fonds, étant une société à capital-risque, ne finance pas n’importe quel projet. Le projet doit vraiment être rentable et fait l’objet d’une étude en profondeur, technique et financière. Nous finançons des projets dans tous secteurs confondus avec des apports jusqu’à 20 millions de dinars pour les start-up et 5 millions de dinars pour les projets innovants», rappelle-t-elle. Pour ce qui est de la coopération entre l’université et les entreprises économiques, la directrice de Geocycle de Holcim El Djazaïr, Karima Fareha, souligne que cette collaboration va au-delà des conventions et des procédures administratives.

«Dans le passé, c’est l’opérateur économique qui se rapprochait des universités en quête de solutions et de projets innovants. Aujourd’hui, nous notons que ce sont les porteurs de projets qui viennent vers nous avec des solutions qui répondent précisément à nos besoins. Ces chercheurs font l’effort de s’investir dans des projets qui pourraient intéresser les opérateurs économiques. C’est le cas d’un projet de recherche développé par une chercheuse de l’université d’Ain Temouchent pour l’exploitation de la vase des barrages comme matériau de construction inscrit dans l’économie circulaire», signale-t-elle. Mieux, poursuit-elle, des tests réels ont été effectués sur ce procédé pour vérifier son efficience.

«C’est ce qui manque, en fait, aux chercheurs universitaires, à savoir les tests industriels à une échelle réelle. Une lacune que nous essayons de combler», révèle-t-elle en faisant part de plusieurs conventions signées entre Holcim El Djazair et différentes universités pour la formation des étudiants dans des domaines d’activité proches de son secteur d’activité.

Farida Belkhiri

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