Développement technologique: Ouadah plaide pour un partenariat stratégique algéro-russe

Le ministre de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, a représenté l’Algérie au Forum de Kazan 2026, tenu en Russie du 13 au 15 mai.
Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises,
Noureddine Ouadah, a représenté l’Algérie au Forum de Kazan 2026, tenu en Russie du 13 au 15 mai.
Sa présence dans cette enceinte internationale de premier plan témoigne de la volonté des pouvoirs publics de s’inscrire pleinement dans les dynamiques mondiales de la transformation numérique et de l’économie du savoir.
Ouadah présente les atouts de l’Algérie en économie numérique
Le ministre a tenu à cette occasion une séance de dialogue de haut niveau consacrée à la coopération dans le domaine de l’économie numérique et des technologies de l’information et de la communication entre la Russie et les pays du monde islamique. C’est dans ce cadre que Noureddine Ouadah a dressé un tableau complet et argumenté des atouts que l’Algérie peut faire valoir sur la scène internationale.
Il a notamment mis en lumière la richesse de son capital humain, incarnée par une jeunesse formée, ambitieuse et de plus en plus tournée vers les métiers du numérique, de l’ingénierie logicielle et de l’intelligence artificielle. Cette génération, qui constitue le socle vivant de la stratégie nationale de développement technologique, représente un vivier de compétences appelé à irriguer les projets les plus exigeants, qu’ils soient portés par des acteurs publics ou privés, nationaux ou étrangers.
Numérique et TIC: l’Algérie s’impose sur la scène internationale
Le ministre a insisté sur l’effort consenti par l’État en matière d’infrastructures numériques. Un effort qui ne relève pas du discours mais de réalisations tangibles, au premier rang desquelles figurent les grandes infrastructures des technologies de l’information et de la communication (TIC) dont le déploiement s’accélère en réponse directe à l’explosion des usages de l’intelligence artificielle et du traitement massif des données.
Ces équipements stratégiques positionnent l’Algérie comme un territoire capable d’héberger des projets numériques d’envergure, d’assurer la souveraineté des données et de répondre aux exigences techniques des investisseurs les plus pointus. Le ministre a également évoqué un climat d’investissement volontairement ouvert et des réformes engagées pour faciliter l’implantation d’acteurs étrangers dans le secteur numérique, en offrant un cadre réglementaire lisible et des conditions favorables à l’innovation.
L’empreinte russe dans les universités algériennes
Mais la dimension la plus chargée de sens de cette intervention est sans doute celle qui a trait aux liens historiques entre l’Algérie et la Russie. Lors de la séance dédiée à la coopération scientifique et technologique bilatérale, Noureddine Ouadah a rappelé la profondeur d’une relation qui dépasse largement le registre diplomatique pour toucher à celui de la transmission du savoir.
Depuis l’indépendance, faut-il rappeler, des enseignants et des ingénieurs russes ont contribué à la formation de générations entières d’étudiants et de techniciens algériens, participant à la construction d’universités, au transfert de méthodes pédagogiques et à l’émergence d’une culture scientifique nationale. Ces décennies de coopération ont semé des graines qui continuent de porter leurs fruits dans les amphithéâtres et les laboratoires du pays.
Approfondir la coopération future
Le ministre a également salué le programme de bourses d’études qui a permis à de nombreux jeunes Algériens de se former dans les universités russes, en côtoyant une excellence académique reconnue mondialement dans des disciplines telles que les mathématiques, la physique, l’ingénierie ou l’informatique. Ces jeunes constituent aujourd’hui des ponts vivants entre les deux pays, porteurs d’une relation qui se renouvelle et se modernise à mesure que les enjeux technologiques évoluent.
C’est dans cette perspective que Noureddine Ouadah a ouvert le débat sur les mécanismes concrets susceptibles d’approfondir la coopération future entre la Russie et le monde islamique en matière de développement technologique. Il a notamment plaidé pour la mise en place de dispositifs de financement et d’accompagnement spécifiquement dédiés aux start-up issues des pays islamiques, reconnaissant dans l’entrepreneuriat innovant un levier puissant de souveraineté économique et de diversification.
L’idée est de dépasser la simple déclaration d’intention pour construire des architectures de soutien opérationnelles, capables d’identifier les talents, de financer les projets porteurs et de faciliter leur accès aux marchés internationaux.
Lyes M.