DOCTEUR MAHREZ BOUICH, ENSEIGNANT-CHERCHEUR EN PHILOSOPHIE POLITIQUE À L’UNIVERSITÉ DE BEJAIA
"La terre algérienne a toujours été un espace d’accueil, d’hospitalité et de brassage humain"

Le Dr Mahrez Bouich, chercheur à l’Université de Bejaia, analyse l’histoire de l’Algérie comme une terre ancestrale d’accueil, de tolérance et de dialogue.
Membre du comité de préparation ainsi que du comité scientifique de la 1e édition des Rencontres africaines méditerranéennes de la pensée tenues récemment en Algérie, l’universitaire Mahrez Bouich aborde, dans cet entretien, divers aspects liés à la culture du vivre-ensemble en paix.
Entretien réalisé par Amirouche Yazid
Nous célébrons ce 16 mai la Journée internationale du vivre-ensemble en paix adoptée
comme telle par l’ONU en 2017 sur une initiative de l’Algérie. Quelles sont les significations pour l’action de l’Algérie ?
Je profite d’abord de cette occasion pour souhaiter un très bon 16 mai à toute l’humanité qui souffre aujourd’hui de la montée des discours de haine, de l’intolérance, des violences et des guerres qui ravagent le monde actuel. Une situation «critique» qui porte atteinte réellement «au vivre-ensemble» comme fondement philosophique, politique et civilisationnel. En effet, le 16 mai de chaque année constitue un rappel de la nécessité de construire un monde
plus tolérant et plus paisible, fondé sur le respect mutuel, le dialogue et l’aspiration au vivre-ensemble en paix.
La Journée internationale du vivre-ensemble en paix, célébrée le 16 mai de chaque année, une initiative adoptée par l’ONU le 8 décembre 2017, est historique et significative
car elle invite la communauté internationale à promouvoir la tolérance, l’inclusion et la solidarité entre les peuples, dans le cadre d’un «vivre-ensemble en paix effectif».
Dans le cadre d’une «coexistence», quelles que soient les différences ethniques, religieuses, politiques, idéologiques, linguistiques, sociales ou appartenances quelconques, il est essentiel de promouvoir la paix, le respect mutuel, le dialogue et la reconnaissance de l’autre comme une composante à part entière de la société et du monde entier, et de l’humanité tout entière.
Comme le formulent les philosophes de l’altérité, l’humanité constitue la seule communauté substantielle capable de rassembler et d’unir l’ensemble des peuples, afin de mieux vivre ensemble et de s’épanouir dans la paix, la tolérance, la compréhension mutuelle et la solidarité entre les peuples.
Pour revenir à votre question, effectivement, l’initiative projet de la journée internationale de vivre-ensemble en paix visant à instaurer la Journée internationale du vivre ensemble en paix a été portée initialement par l’Algérie. L’idée a été conceptualisée, défendue et promue par l’Association internationale Soufie Alawiyya, (ONG Internationale), sous la direction de son président d’honneur Cheikh Khaled Bentounes. Cet intellectuel algérien qui a joué un rôle important dans la promotion de cette journée à l’échelle internationale.
Une démarche algérienne qui a offert au monde une possibilité historique de redécouvrir les valeurs du vivre en paix, du vivre-ensemble, de la tolérance et du respect mutuel, dans un monde qui ne cesse d’être «otage» de la raison instrumentale, d’une humanité qui souffre en silence des geôles du «dogmatisme violent», d’un être humain contemporain renié comme «sujet» et «objet» et «finalité» de la pensée par le mépris des «pensées extrémistes de la
postmodernité» et le négationnisme imposé par les «les absolutismes idéologiques contemporaines».
Sans aucun doute, et loin d’une démagogie des mots, l’initiative algérienne, qui a abouti à la consécration de la déclaration du 16 Mai comme Journée internationale du vivre-ensemble
en paix, a une signification profondément historique, politique, diplomatique et civilisationnelle dans l’action internationale. Incontestablement, c’est une initiative qui a
permis de réintroduire, encore à nouveau, les valeurs de la paix dans le discours international comme préoccupation incontestable et décisive pour le devenir de l’humanité.
En effet, une démarche qui reflète l’histoire profonde de l’Algérie comme terre de paix et de tolérance, une terre qui a connu l’émergence de penseurs de renommée internationale ayant œuvré pour la construction des bases de l’universalité. Une terre qui a toujours accueilli des
penseurs, des philosophes, des mathématiciens, des théologiens, des religieux, des voyageurs et des gens de divers horizons du monde, dans le respect et la considération.
Oui, une terre qui a constamment prôné l’hospitalité. Mais aussi une terre qui a souffert de la violence coloniale la plus horrible. Une violence coloniale française qui a laissé des séquelles jusqu’à nos jours, y compris dans l’imaginaire social. Ainsi que des répercussions néfastes
et terribles des dogmatismes violents durant la tragédie nationale. En termes simples : l’Algérie est une terre qui connaît bien la valeur de la paix, de la tolérance et du
vivre-ensemble.
La signification de cette initiative n’est pas seulement symbolique, mais aussi civilisationnelle, car elle s’inscrit dans une vision qui fait de la paix, du dialogue et du vivre-ensemble des principes fondamentaux des relations entre les États, entre les peuples, entre les religions, entre les idées, mais aussi entre toutes les composantes de l’humanité.
L’initiative de l’Algérie doit être inspirée de son histoire et des principes…
Effectivement. L’histoire de l’Algérie est riche d’expériences qui font que cette terre ne peut que défendre les valeurs de la paix, de la tolérance et du vivre-ensemble. L’histoire profonde de l’Algérie a connu le croisement de toutes les civilisations et le passage de toutes les
religions, mais aussi la rencontre de diverses cultures.
De la Numidie jusqu’à l’Algérie contemporaine, en passant par la période médiévale marquée par les Rustumides, les Zirides, les Hammadides, les Zianides, cette terre a connu plusieurs capitales à travers son histoire.
La terre algérienne a toujours été un espace d’accueil, d’hospitalité et de brassage humain, elle a été toujours l’espace «de vivre ensemble» et de par son histoire riche et diversifiée. Historiquement, c’est une terre de grandes traditions religieuses, berceau de saint Augustin, figure majeure du christianisme, terre d’Islam depuis des siècles à nos jours, terre de
penseurs de l’Islam, du Soufisme et d’une pensée islamique modérée, et aussi refuge pour les Juifs après la chute de l’Andalousie.
Une histoire qui a fondé un attachement aux valeurs universelles et des traditions qui ont forgé son identité à travers les siècles, ainsi qu’une histoire marquée par les souffrances du colonialisme, en particulier le colonialisme français qui a profondément influencé «la conscience» et «la résilience» du peuple algérien.
Une histoire qui a fondé un attachement aux valeurs universelles et aux traditions qui ont forgé son identité à travers les siècles, ainsi qu’une histoire marquée par «les souffrances du colonialisme», en particulier le colonialisme français qui a profondément influencé «la conscience collective» et «la résilience du peuple algérien» comme je l’ai déjà souligné auparavant.
Mais aussi un attachement aux valeurs de liberté, de paix, à l’amour de sa terre et de
son histoire, ainsi qu’un «rejet total» du colonialisme, du racisme, des idéologies d’oppression et néo-colonialistes. Une histoire moderne, aussi, forgée par une expérience difficile qui a marqué le pays, caractérisé à un moment donné par l’émergence de fanatisme venu de l’extérieur, auquel il a été mis fin grâce à une prise de conscience collective en faveur du vivre-ensemble, de la réconciliation, et de la paix civile.
L’initiative de l’Algérie est inspirée de son histoire la plus profonde, de ses traditions millénaires, de ses principes qui constituent sa personnalité, et de ses expériences qui
ont «conceptualisé» et «forgé» son attachement à la paix, à la tolérance, à la réconciliation, et aux principes de vivre-ensemble.
Cette célébration intervient pourtant dans un contexte marqué par l’exacerbation des conflits parfois sur des relents de race et de religion. Pourquoi une telle montée des extrémismes et de ces poussées belliqueuses jusqu’à menacer l’avenir de l’humanité dans certaines situations ?
Oui, le constat amer du monde actuel que vous évoquez dans votre question resserre parfaitement le «sens philosophique de ma réponse». Il constitue, en effet, le fil conducteur d’une analyse partagée, à mon avis, par tous les humanistes, tous les sages et tous ceux qui portent cette préoccupation essentielle : comment vivre ensemble et en paix dans un monde fragilisé par le «dogmatisme pathologique» et «l’insensé chronique» ?
En se référant à ma formation de philosophie politique, je pense que cette célébration intervient, à chaque fois et depuis 2017 jusqu’à nos jours, dans un contexte marqué
par l’exacerbation des conflits, des guerres, des tensions, des crises de «l’humain» et de «l’humanité», souvent alimentés par des considérations raciales, religieuses, idéologiques ou ethniques, entre autres. Oui, le 16 Mai, journée internationale du vivre-ensemble en paix, c’est une journée qui apparaît ainsi plus nécessaire que jamais.
Malheureusement, l’ère moderne semble marquée par «Mundus Humanus» qui produit davantage de l’insensé, d’absurdités de guerres, de génocides, d’exploitation de l’être humain
au service d’intérêts économiques et géopolitiques, et de violences de grande ampleur, nourries par les fanatismes, les dogmatismes religieux, idéologiques ou identitaires qui se multiplient de plus en plus.
Encore plus, voire plus grave, à l’ère des temps contemporains, l’être humain est relégué au second plan, laissant place aux «dogmatismes pathologiques», aux «violences normalisées», aux «guerres justifiées», aux «génocides banalisés» et à ce que l’écrivain Amin Maalouf qualifie d’«idéologies meurtrières». Hélas, cette situation s’est encore aggravée après la période de la pandémie de COVID-19. Le monde post-Covid a vu émerger ce que tu as appelé dans ta question «des poussées belliqueuses».
Oui, une aggravation dramatique des guerres (la guerre entre l’Ukraine et la Russie, ou la guerre contre l’Iran, les conflits au Moyen-Orient, les conflits armés en Libye, au Yémen, en Somalie, au Mali, la guerre civile au Soudan, au Myanmar…etc), des conflits armés, des génocides (voire ce qui s’est passé à Ghaza), des tensions internationales, la propagation des idéologies d’extrême droite les plus xénophobes et racistes, les discours haineux que véhiculent les médias et les médias sociaux otages des lobbies, producteurs de haine et de conflits, ainsi que des atteintes aux droits fondamentaux de la personne humaine.
Pire encore, un fanatisme, un dogmatisme et des violences désormais renforcés et amplifiés par les courses à l’armement et les menaces de recours à l’arme nucléaire, ainsi que par la technologie, la robotique, la technique et même l’intelligence artificielle, devenues parfois des instruments de manipulation, de domination idéologique et de propagation de la haine à grande échelle. Oui, en un simple mot, et j’espère que je n’exagère pas, le monde contemporain est devenu une tragédie.
Les messages de paix et de coexistence ne passent pas (plus) ?
A mon avis, ce n’est pas le message de paix qui ne passe pas, mais plutôt la domination, pure et simple, de logiques idéologiques au service de fins géopolitiques, géosécuritaires et géostratégiques, qui ont pris la place des discours humanistes, de tolérance et de solidarité entre les Nations et entre les peuples.
Aujourd’hui, nous vivons, à mon avis, la primauté «de l’étatisme sur l’internationalisme»,
«de l’hégémonique sur le solidarisme», «de l’impérialisme sur les valeurs de paix, de justice et de coexistence entre les peuples».
Il s’agit de logiques de repositionnement des puissances internationales dans un ordre mondial instable, marqué à la fois par la montée en puissance de la Chine et de la Russie d’un côté, et par la généralisation d’un «sentiment de paranoïa» chez les puissances traditionnelles, qui craignent de perdre leur hégémonie, leur domination économique et leur intérêts idéologiques. J’ai la conviction philosophique la plus profonde que cette logique paranoïaque a progressivement pris le dessus sur les discours de paix, de tolérance et de vivre-ensemble.
L’Algérie a accueilli récemment le pape Léon XIV en visite officielle marquée par un succès retentissant salué par des médias étrangers. Quels enseignements peut-on tirer de cette visite ?
Oui, effectivement, c’est une visite historique et très symbolique. Je pense que dès sa déclaration officielle le jour même de son accession au poste de pape, exprimant son souhait de visiter l’Algérie, terre de Saint Augustin, le pape Léon XIV a montré un attachement particulier à l’Algérie, premier pays visité lors de sa dernière tournée en Afrique.
D’ailleurs, toutes ses déclarations lors de sa visite en Algérie, ou même après celle-ci, démontrent clairement son respect pour le pays de Saint Augustin, son admiration pour l’Algérie et sa reconnaissance des efforts de l’Algérie dans la consécration des valeurs de paix et de tolérance.
A mon modeste avis, la visite du pape Léon XIV en Algérie a été l’occasion de réaffirmer l’importance du dialogue entre les religions, du respect mutuel entre les peuples et de la recherche de solutions pacifiques aux conflits que traverse actuellement le monde. D’ailleurs,
lors de sa visite à Alger et à Annaba, le pape Léon XIV a toujours parlé de ces valeurs comme continuité de l’héritage de Saint Augustin, ce grand philosophe et théologien qui a
toujours incarné la paix, le dialogue et tolérance.
En effet, cette visite est historique pour quatre raisons importantes, à mon avis. Premièrement, c’est une visite qui reflète l’image d’une Algérie fidèle à son histoire et à
ses traditions de coexistence, de dialogue et d’ouverture. Une visite qui a également mis en lumière l’attachement du peuple algérien aux valeurs de paix, de tolérance religieuse et de vivre-ensemble.
Deuxièmement, elle démontre la capacité de l’Algérie à mettre en valeur sa «force douce (soft power)» à travers la réhabilitation de son héritage intellectuel et spirituel, qui a contribué à
tisser des liens avec le monde et à consacrer des valeurs universelles. Troisièmement, cette visite signifie aussi que la diplomatie peut se construire autour de la diplomatie religieuse et culturelle, une diplomatie qui contribuera, sans aucun doute, à renforcer les liens culturels et diplomatiques de l’Algérie avec le Vatican et le monde chrétien, tout en diffusant un message de paix universel.
Quatrième et dernière raison: c’est une visite qui porte une signification très profonde et qui démontre «une volonté politique nationale» de se réconcilier avec l’histoire profonde du pays,
laquelle constitue une partie essentielle de la mémoire nationale, non seulement comme «rente mémorielle», mais comme «fondement historique substantiel» incontestable de l’Etat national. Une visite qui rappelle aussi que l’Algérie est une terre de grandes traditions spirituelles, berceau de Saint Augustin et espace de rencontre entre plusieurs civilisations et religions à travers les siècles.
Oui, le message principal de cette visite est que le dialogue entre les peuples et les religions demeure possible et nécessaire dans un monde marqué par les guerres, les tensions et les
divisions. Et que le vivre-ensemble en paix est toujours d’actualité et qui doit être la préoccupation primordiale de l’Humanité. Et personnellement, je trouve dans la déclaration
de l’Archevêque d’Alger le Cardinal Jean-Paul Vesco une signification profonde, lui qui a affirmé que «la visite historique du pape Léon XIV en Algérie constitue un signal fort et un témoignage de coexistence, faisant de l’Algérie le point de départ d’un message universel de paix».
Enfin, cette visite constitue une reconnaissance du rôle de l’Algérie comme acteur de stabilité, de réconciliation et de paix dans la région méditerranéenne et africaine.
Il y a eu ensuite la première édition des Rencontres africaines méditerranéennes de la pensée. Quelle a été la portée de cette édition du point de vue scientifique et critique de la pensée ?
Je tiens d’abord à vous remercier pour votre question. En tant que membre du comité de préparation et du comité scientifique des Rencontres africaines et méditerranéennes
de la pensée – Algérie, dont la première édition a été consacrée à Saint Augustin, figure algérienne, africaine et méditerranéenne, et organisée par le ministère de la Culture
et des Arts à la fin du mois d’avril dernier, je souhaite souligner que ces rencontres représentent un «moment historique algérien» et ont permis à l’Algérie, ainsi qu’à des chercheurs venus des deux rives de la Méditerranée, d’Afrique, d’Europe et même d’Asie de renouer avec un débat philosophique fécond autour de Saint Augustin, de l’Afrique et
de la Méditerranée.
Des rencontres qui ont également ouvert un espace de réflexion sur des problématiques es
sentielles telles que la paix, la tolérance, le vivre-ensemble, l’altérité, les notions de bien et de mal, ainsi que la diplomatie culturelle. Il s’agit ainsi d’une opportunité à la fois académique et diplomatique majeure, permettant de renforcer les échanges intellectuels, de valoriser le patrimoine philosophique commun et de promouvoir un dialogue interculturel durable entre les différentes civilisations.
A mon modeste avis, il s’agit d’une occasion philosophique extraordinaire qui a donné naissance au retour de certaines «questions ontologiques» sur la crise que vit l’humain aujourd’hui. Je pense sincèrement que ces rencontres ont connu une réussite scientifique et culturelle remarquable. D’une part, elles ont rouvert le débat sur les questionnements philosophiques autour de l’œuvre complète de Saint Augustin et de sa contribution à la consécration de la pensée universelle.
D’autre part, elles ont permis de réinterroger cet héritage intellectuel augustinien à la lumière de contextes culturels et historiques partagés, afin de mieux comprendre ses pro
longements et la continuité de son influence jusqu’à nos jours, en particulier sur des questions telles, entre autres, l’amour, la paix, le vivre-ensemble, la tolérance, le bien, la
musique comme langage universel, la spiritualité, l’éthique, la critique des dogmatismes.
D’ailleurs, une des questions essentielles a été posée : comment pouvons-nous aujourd’hui
actualiser la pensée de Saint Augustin, alors qu’il a vécu dans un autre temps que le nôtre ?
Enfin, ces rencontres organisées en Algérie s’inscrivent dans une dynamique philosophique et culturelle particulièrement «féconde» et «porteuse de sens», portées et soutenues par tous les passionnés de philosophie, de pensée et de culture, en valorisant, en même temps, un héritage philosophique ancré dans son propre territoire tout en l’ouvrant à des perspectives contemporaines.
L’Algérie affirme, à travers ces rencontres, tout comme elle l’a déjà fait avec son initiative-projet de la Journée internationale du vivre ensemble en paix, une identité culturelle capable de dialoguer avec le monde, de promouvoir les valeurs de paix et de tolérance, et de défendre les valeurs humanistes.
Cela contribue à faire du pays un «acteur reconnu» dans la promotion d’un débat philosophique inclusif, interculturel et tourné vers l’avenir, et à faire de l’Algérie également
«un espace véritable» de dialogue, de rencontre des civilisations et de production de pensée critique au service de l’humanité.
Pour conclure, comme le disait Saint Augustin : «Aime et fais ce que tu veux». Je pense profondément que le message diffusé le 16 mai de chaque année, celui du vivre-ensemble et de la paix, est un message d’amour universel. Au-delà de de toutes appartenances, l’humanité doit privilégier les valeurs de paix et de coexistence. N’est-ce pas que le monde a besoin, plus que jamais, de paix pour mieux se prendre en charge et répondre aux pré
occupations les plus urgentes de l’humanité ?
A. Y.