ENOF : Cap sur la transformation des produits bruts

L’ENOF compte développer de nouveaux projets industriels de transformation des produits bruts en Algérie.

Dans le cadre de la stratégie nationale de valorisation des ressources minières, l’entreprise nationale des produits miniers non ferreux (ENOF) mise sur le développement de nouveaux projets industriels et sur l’intégration des technologies avancées afin de renforcer la chaîne de valeur nationale. C’est ce qu’’explique mercredi le directeur du développement de l’entreprise, Lyes Touat, lors d’une journée consacrée aux perspectives de transformation des ressources minières algériennes.

Porter la production 30.000 tonnes de diatomite/an

Touat présente les principales ressources minières exploitées ainsi que les nouveaux projets engagés par l’entreprise dans le cadre du développement de la chaîne de valeur industrielle. «Notre premier produit est la barytine, un sulfate de baryum naturel destiné principalement aux services pétroliers», indique Touat, précisant que «l’entreprise dispose de quatre unités de production». Dans ce sens, le responsable évoque également  la bentonite, une argile industrielle utilisée dans plusieurs secteurs.

«Nous disposons de deux unités de production avec des réserves estimées à plusieurs millions de tonnes», affirme-t-il. Abordant les autres ressources stratégiques, Lyes Touat met en avant la diatomite, un silicate naturel utilisé dans diverses applications industrielles. «L’Algérie dispose d’une unité d’une capacité de production de 3.500 tonnes par an», fait-il savoir, ajoutant qu’un nouveau projet permettra de porter cette quantité à 25.000, voire 30.000 tonnes annuellement. Le directeur du développement a également présenté le projet de feldspath implanté dans la région de Jijel.

Réduire les importations

«Ce gisement recèle près de 1,8 million de tonnes de réserves», précise-t-il, rappelant qu’«une nouvelle installation de production d’une capacité de 100.000 tonnes par an a été récemment inaugurée». L’entreprise développe aussi plusieurs projets stratégiques liés au zinc, au cuivre et au tungstène. Concernant les nouvelles infrastructures, le responsable insiste sur «l’unité récemment inaugurée qui pourra produire jusqu’à 100.000 tonnes de dolomie calcinée et broyée par an». Mais il ne s’agit plus seulement d’extraire et de commercialiser des matières premières brutes. Dans cette perspective, Lyes Touat insiste sur l’importance des nanotechnologies dans la transformation minière.

C’est pourquoi, ajoute-t-il, «l’entreprise entend renforcer ses investissements pour réduire les importations, développer une industrie locale performante et, à terme, exporter certains produits transformés». Le responsable réaffirme, enfin, la volonté de l’entreprise qui a signé à cette occasion une convention avec l’ENSNN, de consolider ses partenariats avec les universités et les centres de recherche.

Assia Boucetta

 

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