L’EN de boxe engagée au tournoi de Montana

La sélection algérienne de boxe sera engagée au tournoi international de Montana (Paris), selon l’entraineur Khaled Harima.
l’EN de boxe participera à ce tournoi dans le cadre d’un programme chargé pour préparer les prochaines échéances, dont les Jeux Méditerranéens prévus du 21 aout au 3 septembre prochains à Tarente (Italie).
Départ le 27 mai à Montana
«Il s’agit d’un challenge international de haut niveau. Du 28 au 30 mai, nos boxeurs vont affronter plusieurs concurrents de pays européens. Vu que nous allons prendre part aux Jeux méditerranéens, nous devons donner de la compétition à nos pugilistes. Après avoir participé à un tournoi en Russie, nous allons avoir une aubaine d’être confrontés à des styles de boxe à l’européenne. Le départ de la délégation est prévu le 27 mai», souligne Harima. Concernant les catégories de poids au programme, les organisateurs ont choisi d’en programmer sept. «Il y aura les 55, 60, 65, 70,80, +80 et le super lourd. De notre part, nous avons élevé la cadence des entrainements. Les boxeurs ont besoin d’être au top physiquement et techniquement. Face à des concurrents de l’Europe, il faut souvent avoir l’ascendant sur le plan physique pour tenir durant tout le combat», a-t-il indiqué.
Harima a souhaité que ses poulains puissent affronter les pugilistes de pays comme l’Espagne, la France, ou la Turquie. «De tels combats vont nous permettre d’avoir des donnés sur des athlètes, qui seront présents durant les prochains JM. Je veux que nos boxeurs aient d’emblée une idée sur ce qui les attend en matière de compétition à Tarente. Sur le plan psychologique, nous avons fait un travail énorme dans ce sens. C’est vrai que les résultats obtenus au tournoi de Strandja ont affecté le moral de certains. Toutefois, je pense que nos compétiteurs ont repris confiance depuis. Tous les membres de l’équipe nationale se donnent toujours à fond que ce soit à l’entrainement, où durant la compétition», a-t-il expliqué.
La qualification aux JO 2028, ce qui va changer
Outre l’objectif de décrocher des médailles aux jeux Méditerranéens 2026 de Tarente, le staff technique de l’équipe nationale de boxe aura la mission d’arracher des qualifications aux jeux Olympiques 2028 de Los Angeles. Pour ce faire, le driver national reconnait d’emblée que la tâche s’annonce très difficile. «La World Boxing a procédé à quelques changements durant les tournois qualificatifs. En effet, seuls les médaillés d’or valideront leur ticket pour les prochaines Olympiades. Ce qui va rendre la qualification plus compliquée par rapport au passé. La qualification se jouera donc lors de deux tournois mondiaux et durant les championnats du monde. De notre part, nous allons augmenter au fil des mois la cadence dans la préparation. Il est clair qu’il faudra présenter le jour de chaque combat des boxeurs complets», explique Harima.
En tant qu’entraineur, il s’est préparé à toute éventualité avec la nouvelle instance qui prendra en charge l’organisation des tournois et compétitions olympique et mondiale. «Je vais préparer mes athlètes à toutes les situations. Dans un tournoi international qualificatif, le tirage au sort va déterminer nos chances de rafler le seul billet mis en jeu», a-t-il ajouté.
Yaiche, Kadi et Aït Bekka font toujours partie de l’EN
Pour ce qui est des éléments qui ont brillé par leurs absences depuis des mois, Harima a révélé que le trio Yaiche, Kadi et Aït Bekka n’ont jamais quitté la sélection nationale. «Je tiens à apporter une précision par rapport à ce trio. Il n’y a jamais eu question de les mettre à l’écart. Chacun avait ses raisons qui l’ont empêché de rejoindre le groupe. Yaiche qui se remet peu à peu de sa blessure au niveau de l’auriculaire de sa main gauche, devrait nous rejoindre lors du prochain tournoi. Kadi quant à lui, a donné son accord pour prendre part au tournoi de Montana dès le 28 mai. Aït Bekka quant à lui, a un empêchement familial en France. Dès que tout rentrera dans l’ordre, il sera avec nous lors des prochains stages et challenges.»
Au sujet du rajeunissement prôné depuis son intronisation comme coach national, il a estimé que ce point rentre dans le cadre d’une stratégie visant à préparer la relève en prévision des JO de 2032. «Quand je suis venu, j’ai mis en place une feuille de route visant à créer une sélection réunissant jeunesse et expérience. De ce fait, il y a deux boxeurs dans chaque catégorie de poids. Quand il y a blessure out tout autre imprévu, la doublure sera prête pour assumer ses responsabilités. De mon côté, je ne suis pas venu pour marginaliser, mais pour préparer les futurs champions», souligne le coach national.
Des tournois en Roumanie et au Monténégro au menu des Verts
Pour conclure, Harima a rassuré par rapport au plan de travail qui englobe plusieurs destinations européennes, après Montana. «Nous allons prendre part à des tournois internationaux de haut niveau dans de proches périodes en Roumanie et au Monténégro. D’autres inscriptions pourront avoir lieu dans des événements, ou nous pourrons avoir des combats uniquement avec des pays du vieux continent», affirme-t-il. La décision d’écourter les périodes de repos après les tournois à trois ou quatre jours est que l’on veuille ou non un sacrifice.
«Ce sont les exigences du haut niveau. Chaque boxeur est conscient que représenter le noble art national n’est pas un cadeau. C’est une place qu’il faut mériter. Pour ce qui est la moyenne d’âge de notre équipe nationale, nous avons plusieurs boxeurs nés entre 2005 et 2007. C’est l’âge idéal pour que le pugiliste puisse donner un autre élan à sa carrière internationale. Après, d’autres aspects doivent être réunis pour que ces jeunes puissent évoluer pas seulement en quatre ans, mais en huit ans. Question potentiel, je pense que nous avons des jeunes qui ont du punch. Avec un nombre suffisant de combats, ils vont avoir une courbe ascendante pour rivaliser à l’échelle internationale», a-t-il noté.
Adel K.