L’expertise algérienne au cœur d’un intérêt croissant en Afrique

L’expertise algérienne au cœur d’un intérêt croissant en Afrique. Depuis  le début  de l’année en cours, l’Algérie se présente comme une terre d’accueil de dirigeants africains. 

Après la visite  du général Abdourahamane Tiani, président du Niger, effectué au mois de février dernier, de celle du président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, en Avril, l’Algérie a reçu ces derniers jours le chef d’État Angolais Joäo Lourenço et bien d’autres responsables  invités à prendre part  à des rencontres a portée africaine. Le Forum du commerce et de l’investissement AFIC 12, organisé à l’initiative du centre arabo-africain pour l’investissement et le développement est la toute dernière rencontre en date laquelle s’est distinguée par la participation de nombreux représentants de l’union africain, de la Zone le libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et de banque africaines.

L’Algérie, plaque tournante des concertations africaines

Le leadership de l’Algérie a été salué à cette occasion par l’ex-président de la république du Niger, Mahamadou Issoufou qui d’après lui «l’Algérie mérite les félicitations de tous» pour tous les efforts qu’elle mène au service de l’Afrique, notamment en matière de coopération, d’intégration et de partage d’expertise. Cela étant dit, l’Algérie est, pour le moins que l’on puisse dire, devenue une véritable plaque tournante des concertations africaines.  Elle s’impose non pas seulement sur le plan diplomatique mais aussi et surtout comme un partenaire africain de référence. Force est de constater que derrière l’intensification de ces visites africaines se profile, en effet, un intérêt croissant pour l’expertise et la technicité algérienne.

Au delà des ambitions de renforcement des partenariats dans les domaines économiques et commerciaux,  et loin des enjeux diplomatiques,  une volonté croissante, est affichée,  par  plusieurs pays africaines d’aller vers une coopération basée  sur le transfert du savoir-faire et le partage concret  d’expériences  notamment dans les  domaines stratégique comme l’énergie, les infrastructures, la banque, la formation, le numérique ou encore l’industrie pharmaceutique.

Dans le domaine de l’énergie, l’expertise de l’Algérie en hydrocarbures et en énergie renouvelables fait de lui un hub énergétique africain. Alors que la Sonatrach est mobilisée pour la concrétisation du projet du gazoduc transsaharien à travers l’installation du pipeline traversant le Niger, Sonelgaz met également à profit son expertise et son savoir-faire dans la réalisation de centrale électrique stratégique à Niamey. D’autres projets sont énoncés en perspectives que ce soit dans les domaines des mines avec le Congo Brazzavilles, ou dans l’industrie pharmaceutique avec le Niger et même dans le domaine de l’innovation.

Nouvelle phase de coopération avec l’Afrique

Contacté par nos soins, le diplomate et chercheur en histoire, Abdel Naceur Blaïd souligne que les pays africains sont de plus en plus demandeurs de l’expertise algérienne. Il affirme sue «l’Algérie bénéficie aujourd’hui d’une image crédible et d’une offre économique appréciée sur le continent grâce à la qualité de ses produits, à sa technicité et à son expérience dans plusieurs secteurs stratégiques». Il explique que l’Algérie «entre dans une nouvelle phase de coopération avec le reste des pays africains» laquelle ne se limite pas aux échanges commerciaux.

«L’Algérie, c’est un partenaire en Afrique qui a son poids et sa réputation. Elle a une offre intéressante pour beaucoup de pays africains», insiste-t-il. Pour cet ancien ambassadeur en  Afrique du sud  et en Ethiopie, principalement,  l’Algérie  apparaît désormais comme un partenaire africain capable d’apporter des solutions concrètes dans des domaines variés tels que l’énergie, les infrastructures, la formation, l’industrie, l’agroalimentaire ou encore les télécommunications.

«L’exemple du projet de centrale électrique réalisé par Sonelgaz au Niger illustre cette capacité algérienne à mener des projets structurants sur le continent et à renforcer sa crédibilité économique et technologique», indique-t-il ajoutant que des coopérations en matière scientifique et culturelle intéressent beaucoup de pays africains.   Au  regard des avancées réalisés dans ces divers domaines, le diplomate estime «que les pays africains vont s’intéresser de plus en plus à l’Algérie et nous aurons à enregistrer des demandes de plus en plus forte», soulignant dans le même sillage que le pays a fortement montré qu’il dispose de capacité et de moyens à réaliser  concrètement des projets en temps records. Ceci joue en faveur de l’image du pays sur le continent, affirme-t-il.

«Émergence progressive d’un véritable «label Algérie»»

Sur la lancée, l’ambassadeur indique que l’Algérie à contribuer fortement  dans la formation des cadres africains  dans différents domaines et dans le  transfert de savoir-faire rappelant que plusieurs compétences africaines ont été formées en Algérie, notamment dans les secteurs techniques et industriels. «L’Algérie est l’un des premier pays en Afrique à avoir développé ce genre de coopération», affirme-t-il. Évoquant les Foires commerciales africaines, notre interlocuteur fait observer que celles-ci «démontre l’émergence progressive d’un véritable «label Algérie», apprécié pour sa qualité, son importance… et ses prix compétitifs», avant d’ajouter que toute cette dynamique contribue à consolider  la place de l’Algérie comme puissance économique montante en Afrique.

«Par rapport au classement africain en terme de PIB, l’Algérie est en train d’avancer et cela est connu par tout le monde», dit-il tout en soulignant que les produits algériens sont certifiés aux normes internationales. Il ne conclut pas sans dire que «les marchés africains représentent aujourd’hui un espace naturel et stratégique pour l’expansion économique algérienne. Les pays africains voient de plus en plus l’Algérie comme un partenaire fiable, crédible et capable d’offrir une expertise adaptée aux besoins du continent. Il nous appartient à nous de promouvoir cette image».

Wassila Ould Hamouda

 

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