Politique africaine du président Tebboune : Une vision stratégique couronnée de succès

Dans son entrevue avec des représentants des médias nationaux, diffusée le samedi 2 mai, le président Tebboune a fait part, une nouvelle fois, de sa volonté de renforcer davantage et durablement les relations avec les pays africains.

Cette approche du président Tebboune se traduit déjà à travers les accords et mémorandums d’entente signés avec notamment le Niger, le Burkina Faso, le Tchad ou encore l’Angola.

Une «véritable intégration africaine»

L’objectif de cette stratégie est claire et ne souffre aucune ambigüité. Il s’agit de bâtir une économie d’échanges entre pays africains. Le président Tebboune a ainsi évoqué une «véritable intégration africaine» qui s’inscrit dans une logique de «fraternité» et de non-ingérence. «Ce que nous avons fait avec d’autres pays africains, frères, dont le Niger (est) un exemple pour toute l’Afrique», avait ainsi déclaré le président de la République. Avant de poursuivre : «Nous sommes de plus en plus africains». Une vision que le chef de l’Etat ne manque pas d’exposer à ses hôtes africains.

Et si la vision développée et impulsée ces dernières années par le président Tebboune a convaincu et commence à donner des résultats tangibles, c’est surtout parce qu’elle est fondée sur la volonté sincère de bâtir des partenariats gagnant-gagnant, sur la base du respect mutuel et de la solidarité agissante. Pour Alger, il n’a jamais été question de tirer des dividendes politiciens. Bien au contraire. En fait, l’Algérie privilégie une diplomatie économique et politique axée sur la coopération concrète et le développement partagé.

Emergence de nouveaux partenariats stratégiques avec plusieurs pays africains

Cette orientation a favorisé l’émergence de nouveaux partenariats stratégiques avec plusieurs pays africains, notamment le Niger, le Tchad, le Mozambique ou encore l’Angola, dans des domaines aussi variés que l’énergie, les infrastructures, la formation, l’agriculture, les transports ou encore les échanges commerciaux. Cette dynamique s’inscrit également dans une volonté affirmée de redonner à l’Afrique toute sa place dans les priorités stratégiques de l’Algérie. Cette dynamique nouvelle témoigne d’un nouvel élan dans les relations entre l’Algérie et son environnement africain.

Ce mardi, le président de la République a reçu un appel téléphonique de son homologue tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, au cours duquel ils ont évoqué les différents projets de coopération entre les deux pays et l’échange de visites entre les délégations ministérielles en vue de suivre la mise en œuvre de ces projets sur le terrain, conformément à ce qui a été convenu par les deux Présidents. Le président Tebboune a également reçu le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire de la République du Niger, le général de division Mohamed Toumba, et la délégation l’accompagnant.

«Progrès positifs»

De son côté, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger, Bakary Yaou Sangaré, qui effectue une visite officielle en Algérie, accompagné d’une importante délégation multisectorielle. Les deux parties ont eu à faire une «évaluation approfondie et globale des démarches concrètes entreprises par les deux parties afin de mettre en œuvre les décisions prises par les dirigeants des deux pays lors de leurs entretiens à Alger en mars dernier», et de passer en revue les «progrès positifs» accomplis dans le renforcement de la coopération bilatérale dans nombre de domaines.

Aussi, force est de souligner que l’intérêt croissant manifesté par les pays du continent pour nouer des partenariats avec l’Algérie confirme que l’approche du président de la République, fondée sur l’écoute et le respect des intérêts communs, est aujourd’hui largement saluée, à l’aune des recompositions géopolitiques et les rivalités d’influence qui caractérisent le contexte international.

N. K.

 

 

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