Prévention des risques chimiques, biologiques et radiologiques : Le rôle pionnier de l’Algérie mis en avant

Le 10e anniversaire de la création du Bureau régional africain pour l’Afrique du Nord et le Sahel de prévention des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires est célébré, ce dimanche.

Lors de la cérémonie organisée à l’unité nationale de formation et d’intervention relevant de la Direction générale de la Protection civile, le parcours de la coopération régionale et internationale dans le domaine de la prévention des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires a été examiné et évalué.

Renforcement des capacités d’intervention et de coordination

L’accent a été mis sur le renforcement de la coordination, l’échange d’expertises et la consolidation des capacités, afin d’améliorer la préparation des pays face aux différentes menaces et crises complexes. Le rôle pionnier de l’Algérie, représentée par le corps de la Protection civile, a été souligné à travers sa gestion du Bureau régional pour l’Afrique du Nord et le Sahel pendant dix années consécutives, avant le transfert de ses missions à la Délégation nationale aux risques majeurs.

Ces efforts ont contribué au soutien des programmes de formation, au développement des plans d’urgence, à l’organisation d’exercices et de simulations, ainsi qu’au renforcement des capacités d’intervention et de coordination entre les différents acteurs. Dans son intervention, le directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Bourelaf, a indiqué que cette commémoration s’inscrit dans le cadre de l’initiative des Centres d’excellence pour la réduction des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, lancée par l’Union européenne en 2010, visant à renforcer la coopération internationale et régionale dans les domaines de la prévention, de la préparation et de l’intervention face aux risques non conventionnels.

L’Algérie, un partenaire stratégique actif

Le colonel Boualem Bourelaf a ajouté que la Protection civile algérienne a contribué à la construction de ce réseau international intégré en assurant la gestion du Bureau régional pour l’Afrique du Nord et le Sahel durant la période 2012-2024, précisant que ce bureau a joué un rôle central dans la coordination des efforts et le renforcement de la coopération entre les pays de la région à travers la mise en œuvre de projets et programmes ayant permis le développement des capacités de prévention, de détection et de réponse.

Pour sa part, le directeur général des relations multilatérales au ministère des Affaires étrangères, Abdelghani Merabet, a souligné que l’accueil par l’Algérie du Bureau régional de l’initiative de l’Union européenne pour la prévention des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires reflète la confiance internationale dans son expérience et dans son rôle pionnier en matière de sécurité régionale et de gestion des risques transfrontaliers. Il a relevé que l’Algérie n’a pas été un simple bénéficiaire de cette initiative, mais un partenaire stratégique actif ayant contribué à l’ancrage d’une approche collective fondée sur la prévention et la réponse rapide face aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

L’UE salue le niveau du partenariat

Dans le même contexte, le délégué national aux risques majeurs, Abdelhamid Afra, a indiqué que l’Algérie a proposé, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale dans ce domaine, le lancement de deux initiatives visant à soutenir la formation spécialisée et à développer les mécanismes de coordination et d’intervention conjointe aux niveaux régional et international. La première proposition concerne la création d’un master régional commun entre les pays dans le domaine de la gestion des risques et catastrophes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, tandis que la seconde porte sur l’élaboration d’un plan régional unifié de prévention et d’intervention en cas de catastrophes.

De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a salué le niveau du partenariat avec l’Algérie, qu’il a qualifiée de «pilier régional», tout en mettant en avant sa contribution aux programmes de coopération, de formation et d’échange d’expertises entre les différents pays partenaires. La rencontre s’est tenue en présence de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie, ainsi que de représentants des agences des Nations unies en Algérie, de l’Union africaine et de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur la criminalité et la justice.

M.B/APS

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