Samir Grimes : «12% des espèces végétales présentes en Algérie sont endémiques»

Selon Samir Grimes, l’Algérie abrite près de 8 500 espèces végétales, dont 12% sont endémiques.
L’expert en environnement et en changements climatiques, Samir Grimes, fait savoir, samedi à Alger, lors de un séminaire international ayant pour thème «L’Algérie, une diversité écologique», que depuis 2015, 158 000 hectares ont été reboisés tandis que 66 000 hectares de forêts ont été régénérés naturellement dans notre pays.
« Nos objectifs pour 2030, c’est la plantation de 250 millions d’arbres dans 13 wilayas »
«Le cadre mondial de Kunming-Montréal stipule la restauration et la réhabilitation des habitats dégradés que l’Algérie prend en charge sur ses propres fonds. Nos objectifs pour 2030, c’est la plantation de 250 millions d’arbres dans 13 wilayas, qui est une affaire d’acteurs économiques, publics et privés en Algérie», note Samir Grimes, en faisant part de l’accélération, comme prochaine étape, du réseau d’aires marines protégées, de la lutte contre le braconnage, de l’extension du barrage vert et de la sensibilisation citoyenne.
«L’Algérie démontre un engagement fort pour la biodiversité et les progrès dans ce cadre sont réels et tout à fait mesurables. L’Algérie, c’est l’un, si ce n’est le plus grand, complexe humide en région méditerranéenne qui est préservé de manière remarquable. Cela, sans oublier les oasis qui font partie de l’identité algérienne», renchérit-il.
« L’Algérie contribue à la protection de la biodiversité méditerranéenne et mondiale »
Ce sont des écosystèmes, détaille Samir Grimes, qui contiennent de la biodiversité tout en étant résilients, traversant les siècles en résistant aux sécheresses et au stress hydrique de manière particulière. C’est une école à ciel ouvert, selon lui, pour apprendre comment lutter contre le changement climatique et s’adapter à la désertification. L’Algérie, confie-t-il, abrite près de 8 500 espèces végétales, dont 12% endémiques qui n’existent pas ailleurs et 21 aires protégées dotées d’un statut légal avec leurs propres schémas directeurs et 29 en attente.
«Le niveau de la connaissance de nos écosystèmes connait une évolution importante, se multipliant par 0,75 entre 2000 et 2025, et notre pays œuvre à préserver les espèces qui sont menacées de disparition. Cela pour dire que l’Algérie contribue à la protection de la biodiversité méditerranéenne et mondiale. Il faut savoir que 80% de notre biodiversité est bien prise en charge par le cadre légal, le cadre institutionnel, les politiques et les mesures techniques», assure-t-il.
Farida B.