Tizi Ouzou : Suppression des ralentisseurs anarchiques

Les usagers de tout le réseau routier de la wilaya de Tizi Ouzou saluent la suppression des ralentisseurs anarchiques.
La décision prise par le premier magistrat de la wilaya de Tizi Ouzou, Abou Bakr Essedik Boucetta, de supprimer tous les ralentisseurs anarchiques fait, en effet, le bonheur des usagers, notamment les automobilistes.
Des ralentisseurs anarchiques qui endommagent les véhicules
Cette opération a été entamée par le chef-lieu de wilaya et s’étendra à travers tout le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou. Cette opération de grande envergure a été lancée pour supprimer les ralentisseurs illégaux et non conformes qui entravent la circulation et endommagent les véhicules. Tant ces «dos-d’âne», qui ont été installés sans étude technique au préalable, souvent non signalés, représentent un danger, notamment la nuit ou par mauvais temps.
Mieux, le wali a instruit les maires et les responsables de la DTP de veiller à l’application de cette mesure non sans rappeler que seuls les ralentisseurs répondant aux normes et ceux installés devant les établissements scolaires, universitaires et de formation ainsi que les établissements de santé seraient maintenus pour assurer la sécurité des potaches et des populations fréquentant ces structures. Même là, il a insisté pour que soient révisées toutes les normes de conformité de ces ralentisseurs.
Des obstacles inutiles
Cette décision permet ainsi d’éliminer les obstacles inutiles pour permettre une circulation plus harmonieuse tout en contribuant à la préservation du parc roulant de la wilaya, dont les composants du système d’embrayage pour les boîtes de vitesse manuelles et du train avant et arrière, notamment les amortisseurs, connaissent une usure rapide. Il faut dire, comme ne cesse de le répéter ironiquement Si Akli qui emprunte souvent la route (CW 174) menant de Tamda à Fréha, traversant une région à forte concentration agricole, «à chaque verger son dos-d’âne».
C’est dire que l’anarchie ne doit plus prévaloir sur les réseaux routiers. Il y va de la sécurité des uns et des autres. Il est à rappeler que cette question des ralentisseurs anarchiques n’est pas propre à la seule wilaya de Tizi Ouzou, mais elle reste une question sensible à l’échelle nationale. Elle a même fait l’objet d’une discussion au niveau de la chambre basse du Parlement.
Rachid Hammoutène