1er jour du BAC 2026 : Des sujets abordables

Plus de 876 000 candidats ont rejoint, ce dimanche, les centres d’examen à travers le pays pour entamer les épreuves du BAC, session 2026.

Au total, 876 171 candidats sont concernés par le BAC, qui se déroule du 7 au 11 juin au niveau de 2 973 centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire national.

Des sujets axés sur le patriotisme, l’unité et la résistance

Dès les premières heures de la matinée, l’effervescence était palpable devant plusieurs établissements scolaires. Au lycée Frantz Fanon à Bab El Oued, au CEM Abbas Laghrour à El Madania, au lycée Al Idrissi ainsi qu’au CEM Aïssat Idir à Sidi M’Hamed, candidats, parents et encadreurs étaient présents bien avant le début des épreuves du BAC. Entre derniers conseils, révisions de dernière minute et encouragements des proches, l’atmosphère mêlait concentration, appréhension et espoir.

Les candidats de la filière Lettres et Philosophie ont planché sur un sujet de langue et littérature arabes mettant en avant les valeurs du patriotisme, de l’unité nationale et de l’engagement. Le texte proposé était un poème dans lequel l’auteur appelle les enfants de la patrie à défendre leur pays, à relever les défis et à surmonter les divisions susceptibles d’affaiblir la nation. À travers des vers empreints d’attachement à la patrie, le poète met l’accent sur l’importance de la solidarité, de la cohésion et du rassemblement face aux difficultés. Les questions de compréhension demandaient notamment aux candidats d’identifier les idées principales du texte, de dégager le message transmis par l’auteur et d’analyser le ton dominant du poème.

Les candidats amenés à réfléchir aux notions de liberté, de résistance et de défense de la patrie

L’épreuve comprenait également un volet linguistique et stylistique portant sur l’explication de termes, l’analyse grammaticale et l’identification des procédés littéraires utilisés dans le texte. La partie consacrée à l’évaluation critique s’appuyait sur une réflexion du critique littéraire Fawaz Al Sahhar autour de la poésie de la résistance.

Les candidats étaient appelés à commenter cette citation, à présenter la position des poètes arabes à l’égard de la cause palestinienne, à expliquer le lien entre la poésie engagée et la littérature de résistance, ainsi qu’à citer des figures marquantes de ce courant littéraire. À travers ce sujet, les candidats ont été amenés à réfléchir aux notions de liberté, de résistance, de défense de la patrie et au rôle de l’écrivain dans la défense des causes nationales et arabes.

Les Aurès à l’honneur pour les autres filières

Les candidats des filières Sciences expérimentales, Mathématiques, Gestion et Économie ainsi que Technique mathématique ont, pour leur part, travaillé sur un texte du poète algérien Ahmed Tayeb Maache consacré à la région des Aurès et à son riche héritage historique. À travers ses vers, l’auteur célèbre cette terre emblématique de la lutte et de la résistance, mettant en avant la grandeur de ses montagnes et l’attachement de ses habitants aux valeurs de courage, de dignité et de patriotisme. Le poète rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont consenti d’importants sacrifices pour préserver la liberté et transmettre aux générations futures un héritage de bravoure.

Le texte évoque également la Révolution algérienne, présentée comme un symbole d’éveil et de résistance face à l’oppression. Les enfants des Aurès y sont décrits comme des héros ayant contribué à écrire certaines des plus belles pages de l’histoire nationale. Au-delà de la dimension historique, le poème met également l’accent sur le rôle du savoir et de l’éducation dans le développement de la société. Les Aurès y apparaissent comme un espace de lumière, de connaissance et d’espoir pour la jeunesse algérienne. Selon plusieurs candidats et enseignants rencontrés à la sortie des centres d’examen, les sujets proposés étaient globalement accessibles, équilibrés et en adéquation avec le programme scolaire.

Des avis partagés sur l’épreuve de sciences islamiques

Les candidats de toutes les filières ont passé, dimanche après-midi, l’épreuve de sciences islamiques, d’une durée de deux heures et demie, avec un choix entre deux sujets. Le premier sujet, basé sur des versets de la sourate An-Nahl, portait notamment sur la croyance islamique, les valeurs coraniques, les finalités de la charia, ainsi que sur des questions liées à l’héritage, au don caritatif et au change de devises. Le second sujet, fondé sur un hadith rapporté par Abou Hourayra, abordait la croyance, la protection des biens, l’héritage, les transactions financières licites et les sources de la législation islamique.

À la sortie des centres d’examen dans l’algérois, plusieurs candidats ont estimé que le premier sujet était plus accessible et plus direct que le second, jugé par certains plus technique, notamment dans sa partie consacrée aux transactions financières et aux règles juridiques. Dans l’ensemble, l’épreuve a toutefois été considérée comme abordable par une grande partie des candidats.

Samira Sidhoum

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