Afreximbank: Des solides résultats annoncés

En dépit d’un contexte mondial difficile, le groupe de la Afreximbank a réalisé de solides résultats durant le 1e trimestre 2026.

Ces résultats se chiffre avec un portefeuille de crédits en hausse à 42 milliards de dollars. Une performance qui augmente la marge de manœuvre de l’institution financière panafricaine, notamment en termes de soutien de l’intégration commerciale du continent, encore très en deçà de ses potentialités. Les résultats enregistrés reflètent «le rôle de premier plan d’Afreximbank (Banque africaine d’import-export)en tant qu’institution de financement du développement (IFD) dans le financement du commerce et des infrastructures, favorisant les échanges, ainsi que sa contribution stratégique à la résilience économique en Afrique et dans les Caraïbes», indique récemment le groupe dans un communiqué.

32 milliards de dollars de prêts et avances au 1e trimestre 2026

Les prêts et avances moyens du 1e trimestre 2026 s’élevaient à 32 milliards de dollars, en hausse de 8% par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui a entraîné la croissance des revenus d’intérêts. La situation de liquidité du groupe est demeurée «solide», avec une trésorerie et des équivalents de trésorerie de 5,6 milliards de dollars, représentant 14% du total de ses actifs.

Les capitaux propres de l’institution financière multilatérale panafricaine, dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain, ont progressé pour atteindre 8,6 milliards de dollars au 31 mars 2026, ce qui témoigne de «la capacité de la Banque à mobiliser des capitaux auprès de ses actionnaires pour soutenir sa mission de croissance et de développement», souligne-t-elle.

Par ailleurs, selon le rapport «African Trade and Economic Outlook 2026», publié fin mars par l’Afreximbank, le commerce intra-africain devrait atteindre 230 milliards de dollars en 2026, en hausse de 10% par rapport à 2025. Cette progression attendue serait le fruit de l’entrée en activité effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et du déploiement du Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS), qui devrait baisser les coûts de change de 20 à 30%.

Cependant, et malgré cette évolution positive, la part du commerce intra-africain ne dépasserait pas 16% des échanges totaux du continent avec le reste du monde, contre un taux d’intégration de près de 70 pour l’Europe et de 60 pour l’Asie, faisant de l’Afrique l’un des espaces économiques les moins intégrés.

L’Algérie, moteur de l’intégration économique en Afrique

Pour les responsables de l’Afreximbank, l’Algérie, 3e économie du continent, représente un «levier stratégique» pour accélérer l’intégration commerciale et économique en Afrique, notamment dans le cadre de la ZLECAf, affirmait le directeur de la facilitation du commerce et de la promotion des investissements au sein de la Banque, Gainmore Zanamwe.

Devenue en juin 2022 membre officiel de l’Afreximbank, avant d’augmenter, début 2025, sa participation au capital de la Banque, l’Algérie est «en mesure d’établir des partenariats économiques durables avec les pays du continent, grâce à une base industrielle diversifiée», avait-il déclaré en marge des préparatifs de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée à Alger en septembre 2025, conjointement par Afreximbank, le secrétariat de la ZLECAf et la Commission de l’Union africaine, en partenariat avec l’Algérie.

À travers son directeur du commerce, de l’investissement et du financement des entreprises, Ayman El Zoghbi, Afreximbank, avait, par la même, exprimé sa disponibilité à accompagner les entreprises algériennes désirant s’implanter sur les marchés africains, notamment dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, réitérant son intérêt à participer au financement du gazoduc transsaharien (TSGP).

Lydia Bouzidi

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