BAC 2026 : L’État affine son dispositif de sécurisation numérique

De notre envoyée spéciale à Tizi Ouzou : Samira Azzegag

Mohamed Seghir Sadaoui a donné dimanche, depuis le lycée Colonel Amirouche de Tizi Ouzou, le coup d’envoi officiel des épreuves du BAC session 2026.

À cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé un réaménagement du dispositif de suspension des réseaux sociaux, désormais limité aux seuls centres d’examen du BAC, sans incidence sur l’accès à Internet pour les citoyens.

Une gestion largement dématérialisée

Sadaoui a également apporté des précisions concernant la correction des copies du BEM, les résultats du concours de recrutement des enseignants ainsi que les perspectives de développement du secteur. S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue au siège de la wilaya, le ministre a salué les conditions d’organisation de cet examen national, qu’il a qualifiées d’«excellentes», estimant que le secteur a franchi une étape importante dans sa transformation numérique. La préparation du baccalauréat, tout comme celle du concours national de recrutement, repose désormais sur une gestion largement dématérialisée, s’inscrivant dans la stratégie nationale de numérisation et d’interconnexion des administrations publiques.

La principale nouveauté de cette session concerne le dispositif de restriction des réseaux sociaux. Contrairement aux années précédentes, la mesure a été recentrée sur les seuls centres d’examen et leur périmètre immédiat. «Nous avons affiné l’opération de blocage des réseaux sociaux», a expliqué le ministre, soulignant que cette démarche permet de préserver le fonctionnement normal des institutions, des entreprises et de la vie quotidienne des citoyens tout en garantissant l’équité entre les candidats. Sur le plan de l’intégrité des épreuves, le ministre a confirmé que les services de l’État maîtrisent désormais des outils d’identification en temps réel. Tout candidat photographiant ou diffusant un sujet d’examen est localisé, identifié et signalé dans l’instant. Sadaoui tient cependant à replacer ce dispositif dans une perspective éducative. «Nous ne misons pas sur la répression, nous misons sur l’éducation et la conscience», affirme-t-il. La campagne de sensibilisation conduite sous le slogan «Baccalauréat intègre», avec la participation des enseignants et des acteurs associatifs, a selon lui sensiblement réduit les tentatives de diffusion de faux sujets ; pratique récurrente lors des sessions antérieures.

Un dispositif logistique taillé pour le Sud

Sur le terrain, rien n’a été laissé au hasard. Le ministre assure que son département a œuvré, en coordination avec l’ensemble des partenaires, à réunir «toutes les conditions favorables au bon déroulement de cet examen». En tête des priorités : l’équipement en climatisation des centres d’examen, avec une attention particulière portée aux wilayas du Sud. Outre le dispositif sécuritaire, Saâdaoui met en lumière la dimension collective de l’organisation. L’organisation de l’examen a mobilisé, cette année encore, un ensemble d’acteurs institutionnels et locaux. Les ministères des Affaires religieuses et de la Jeunesse ont mis leurs établissements à disposition des candidats. Les collectivités locales ont assuré le transport, la restauration et l’hébergement temporaire.

En conclusion, Saâdaoui a rendu un hommage appuyé à la wilaya de Tizi Ouzou, dont les résultats aux examens officiels en font une référence nationale depuis plusieurs années. Il appelle les autres directions de l’éducation à s’en inspirer à travers des opérations de jumelage et d’échange de bonnes pratiques entre wilayas, établissements et associations de parents d’élèves, notant que les élèves de la wilaya représentent l’Algérie dans les compétitions internationales et les olympiades scientifiques.

S. A.

 

 

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