L’Université Abbas Laghrour s’arrime aux standards britanniques

L’Université Abbas Laghrour de Khenchela signe un accord de coopération avec De Montfort University de Leicester pour renforcer recherche et formation.
L’Université Abbas Laghrour de Khenchela franchit un cap stratégique dans sa trajectoire d’ouverture sur l’environnement international. La signature d’une convention de coopération globale avec la prestigieuse De Montfort University de Leicester (Royaume-Uni) pose les jalons d’un partenariat académique et scientifique à haute valeur ajoutée.
L’université algérienne accélère sa mutation pour s’adapter aux exigences de la globalisation du savoir. Loin de se cantonner à un rôle de gestion pédagogique classique, les établissements d’enseignement supérieur des régions de l’intérieur s’imposent, désormais, comme de véritables fers de lance de la diplomatie académique du pays. C’est précisément cette dynamique de performance et de rayonnement qu’illustre magistralement l’Université Abbas Laghrour de Khenchela.
Un accord stratégique avec De Montfort University
Au cœur de cette ambition, une date fatidique, le mercredi 10 juin, au siège de l’institution, une convention de coopération internationale d’envergure a été officiellement paraphée. Cet accord stratégique lie, désormais, l’Université de Khenchela à la célèbre De Montfort University (DMU) de Leicester, l’un des fleurons académiques du Royaume-Uni.
Il faut le dire, une démarche qui s’inscrit en droite ligne avec les orientations de la tutelle visant à renforcer la visibilité internationale de l’université algérienne et à briser définitivement les barrières de l’isolement géographique. Pour le recteur de l’Université de Khenchela, Abdelouahed Chala, cet accord ne relève en rien d’une simple formalité protocolaire ou d’un effet d’annonce. Car il s’agit, au contraire, de bâtir des
«partenariats stratégiques efficaces» capables de générer un impact réel et immédiat sur le terrain de la recherche.
Échanges scientifiques et encadrement conjoint de thèses
Sur le plan opérationnel, la feuille de route s’avère particulièrement dense. La convention stipule la mise en place d’un système d’échange régulier de visites scientifiques entre les enseignants-chercheurs des deux rives, ainsi que l’organisation de stages pratiques au profit des étudiants des cycles supérieurs.
Plus significatif encore, l’accord ouvre la voie à l’encadrement conjoint de thèses de doctorat et au lancement de projets de recherche partagés dans diverses spécialités scientifiques complexes. C’est la garantie, pour les doctorants locaux, d’accéder à des laboratoires de pointe et de confronter leurs travaux aux standards méthodologiques anglo-saxons.
Une visibilité académique renforcée à l’international
Au-delà de la formation, ce partenariat s’attaque au nerf de la guerre de la visibilité académique : la publication et le partage de références scientifiques. L’échange de publications et l’organisation conjointe de conférences et de manifestations scientifiques internationales permettront à l’Université Abbas Laghrour de se positionner de manière agressive sur l’échiquier mondial de la recherche.
En consolidant ainsi sa performance académique, l’établissement de Khenchela démontre que la quête de l’excellence n’est pas une question de centralisme géographique, mais de vision managériale. Sous l’impulsion de son recteur Abdelouahed Chala, l’université se mue en un hub d’innovation et d’ouverture, prouvant que l’avenir de l’économie de la connaissance en Algérie se joue aussi, et de fort belle manière, sur les Hauts-Plateaux.
B.Yacine