Projet du TSGP: L’Algérie lance la réalisation de son tronçon

L’Algérie lance la réalisation de son tronçon du projet du TSGP, annonce mercredi à Alger Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures.
Les travaux de la 5e réunion ministérielle de haut niveau du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP) s’achèvent, mercredi à Alger, sur une note positive ouvrant la voie à de nouvelles avancées prometteuses. Ont pris part à cette réunion qui a eu lieu au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC) et qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la coordination et de la concertation autour de ce projet stratégique continental, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, le ministre d’État nigérian chargé des Ressources pétrolières, en charge du gaz, Ekperikpe Ekpo, ainsi que le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini. Le projet rentre dans sa phase opérationnelle de concrétisation.
Lancement de la 1e tranche des travaux à partir du champ d’Aoulef
Ce jeudi que l’Algérie lance officiellement la première tranche des travaux de réalisation de son tronçon à partir du champ d’Aoulef dans la wilaya d’Adrar. C’est ce qu’annonce le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors d’un point de presse organisé conjointement avec ses homologues du Niger et du Nigeria à l’issue des travaux de cette rencontre.
Arkab précise que ce «tronçon jouera un rôle central dans le transport du gaz naturel en provenance du Nigeria, via le Niger, vers l’Algérie, tout en tirant profit des infrastructures énergétiques développées dont dispose notre pays afin d’acheminer ces volumes vers les marchés régionaux et internationaux». Pour Arkab, ce tronçon contribuera également à la valorisation de nos ressources nationales en gaz naturel grâce au raccordement de plusieurs bassins gaziers algériens, existants et nouveaux, notamment celui d’Ahnet, au réseau national de transport.
Il estime que cela «renforcera les capacités de production et d’exportation du pays et consolidera la position de l’Algérie en tant que fournisseur énergétique fiable». Le ministre met en avant la volonté forte des 3 partenaires de maintenir la dynamique, voire de donner une impulsion forte à ce projet commun de plus de 4.000 km, considéré comme l’un des plus ambitieux visant «la création d’un corridor énergétique continental capable de connecter l’Afrique aux marchés internationaux».
Adoption du rapport final de l’étude de faisabilité réalisée par Penspen
«Nous sommes heureux des résultats importants qui ont couronné les travaux de la cinquième réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien. Ces résultats traduisent la volonté politique ferme des dirigeants de l’Algérie, du Nigeria et du Niger de poursuivre résolument la concrétisation de ce projet stratégique à l’échelle du continent», soutient Arkab. Il informe que cette rencontre est marquée par l’adoption du rapport final de l’étude de faisabilité réalisée par le bureau d’études Penspen. Il s’agit, affirme-t-il, «d’une étape décisive qui nous permettra de passer aux prochaines phases d’exécution du projet, à travers le lancement et l’achèvement des différentes dispositions et procédures nécessaires».
Le ministre rappelle que ce projet revêt une importance capitale, précisant qu’il ne se limite pas à une simple infrastructure de transport de gaz naturel. «Il représente un projet stratégique d’intégration africaine et de développement partagé. Il contribuera au renforcement de la sécurité énergétique, à la promotion des investissements, à la création d’emplois ainsi qu’à la réalisation du développement économique et social au profit des peuples de nos pays et de notre continent», insiste-t-il.
Et c’est dans cette perspective qu’Arkab réitère l’engagement de l’Algérie, conformément aux orientations du président de la République, à poursuivre «son engagement en faveur du soutien à la coopération africaine, de la promotion des partenariats Sud-Sud et de l’accompagnement des projets structurants qui renforcent l’intégration continentale et servent les intérêts communs des peuples africains». Il se dit convaincu que la poursuite de la coordination et du travail commun permettra de transformer ce projet ambitieux «en une réalité tangible, bénéfique pour l’Afrique et pour nos peuples».
Wassila Ould Hamouda