PT: Un programme axé sur la justice sociale

Le programme du PT est axé sur la justice social lors de la campagne électorale des législatives du 2 juillet en Algérie.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, plaide mardi à Constantine, pour une refondation politique, économique et sociale, érigeant l’engagement citoyen et les libertés démocratiques en boucliers face aux turbulences géopolitiques mondiales. Animant un meeting populaire au Palais de la culture Mohamed Laïd El Khalifa de Constantine, la cheffe du PT, affirme que la participation à ce scrutin dépasse le simple enjeu électoral, elle vise à consolider les lignes de défense de la nation et à protéger ses richesses.

Hanoune défend l’indépendance des médias

Dans son allocution, Louisa Hanoune rappelle la feuille de route du parti, articulée autour de 37 engagements majeurs, exhortant les futurs députés à rompre avec l’isolement institutionnel pour s’ancrer dans les réalités du terrain. Selon elle, la justice sociale demeure le pivot de ce programme, impliquant une revalorisation du pouvoir d’achat, une prise en charge digne des retraités, l’insertion professionnelle des diplômés universitaires et l’éradication de la précarité de l’emploi. Ce volet social s’appuie également sur une proposition de réforme fiscale redistributive, introduisant un véritable impôt sur la fortune et un rééquilibrage des allégements fiscaux accordés aux opérateurs économiques.

Abordant le volet des libertés, Louisa Hanoune rappelle que la vitalité d’une démocratie s’évalue à l’aune de deux indicateurs structurels: la liberté de la presse et le statut de la femme dans la société. Elle défend vigoureusement l’indépendance des médias, notamment le journalisme d’investigation, qualifié de vigie indispensable contre la corruption.

Les richesses du sous-sol, propriété exclusive de la collectivité nationale

Sur le plan sectoriel, la présidente du PT insiste longuement sur le tourisme, qu’elle conçoit comme un vecteur de croissance, d’emploi et de rayonnement culturel. Elle déplore toutefois le décalage entre les orientations de l’État et les réalités sectorielles, pointant du doigt les conditions restrictives d’accès et de remboursement des crédits bancaires. En conclusion, la secrétaire générale lie la pérennité de l’identité algérienne au soutien à la culture, s’engageant à ferrailler lors des prochains débats budgétaires pour l’augmentation des crédits alloués à ce secteur.

Enfin, face à la guerre économique mondiale et à la volatilité des prix des produits de première nécessité, Louisa Hanoune plaide pour un protectionnisme stratégique axé sur la relance de l’outil industriel algérien et la sanctuarisation des terres agricoles. Tout en admettant qu’aucun bloc économique ne dispose d’une autarcie absolue, elle rappelle que la sécurité alimentaire et la souveraineté pharmaceutique constituent les piliers intangibles de la sécurité nationale. Les richesses du sous-sol, les hydrocarbures et les ressources hydriques doivent, selon le mot d’ordre du parti, demeure la propriété exclusive de la collectivité nationale au bénéfice des générations futures.

S. Y.

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