Renforcement de la coopération sanitaire entre l’Algérie et le Danemark
Vers plus de projets durables et ambitieux

L’Algérie et le Danemark renforcent leur coopération dans les domaines de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique.
En effet, la tenue lundi à Alger de la première édition de la «Danish Healthcare Alliance en Algérie» sous le thème «Partenariat algéro-danois dans l’industrie pharmaceutique et les dispositifs médicaux expertise et perspective», organisée en partenariat avec le ministère de l’industrie pharmaceutique, a été l’occasion de renforcer la coopération sanitaire entre l’Algérie et le Danemark.
La santé et l’industrie pharmaceutique, des secteur d’avenir
Lors de la séance inaugurale, l’ambassadrice du Danemark en Algérie, Katrine From Høyer, évoque la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines stratégiques. «La santé et l’industrie pharmaceutique sont des secteur d’avenir où l’innovation, la recherche et la collaboration internationale jouent un rôle déterminant», déclare-t-elle. Dans ce sillage, elle souligne que la rencontre qui a réuni les experts du domaine pharmaceutique des deux pays, «contribuera à faire émerger des synergies nouvelles et ouvrir la voie à des projets durables et ambitieux».
Vieillissement de la population, essor des maladies chroniques, impératifs d’innovation et de sécurité sanitaire constituent autant de défis qui dépassent les frontières nationales et appellent des réponses concertées. C’est précisément cette conviction qui a présidé à la naissance de la Danish Healthcare Alliance, présentée par la diplomate, comme une plateforme destinée à fédérer acteurs algériens et danois de la santé et de l’industrie pharmaceutique. «La nouvelle alliance ne se veut pas un simple espace de présentation de solutions, mais un lieu de dialogue et de co-construction», souligné.
Des perspectives «particulièrement prometteuses»
L’ambassadrice du Danemark en Algérie rappelé que son pays jouit d’une réputation internationale solidement établie dans les domaines de la santé publique, de la biotechnologie et de l’innovation pharmaceutique. Ses entreprises sont présentes en Algérie depuis plusieurs décennies. Pour Mme From Høyer, l’Algérie conduit depuis plusieurs années une transformation ambitieuse du secteur de la santé. Ces orientations ouvrent des perspectives «particulièrement prometteuses» pour une coopération renforcée avec le partenaire danois».
Dans ce sillage, les discussions entre opérateurs ont porté sur plusieurs thématiques de fond- innovation pharmaceutique, production locale, formation et développement des compétences, nouvelles technologies de santé et partenariats industriels stratégiques. Aussi, Novo Nordisk Algérie, récompensée pour ses performances à l’export par le prix du président de la République, incarne un modèle de partenariat industriel et scientifique. Pour son directeur, Dr Amine Dahaoui c’est une reconnaissance qui couronne des années d’efforts concrets : des insulines et de la metformine fabriquées en Algérie et exportées vers des pays africains et au-delà. «L’Algérie n’est pas un marché parmi d’autres. C’est un territoire d’investissement, de production et de science», proclame-t-il.
Un partenariat stratégique avec Saidal
Dans un contexte où les grands groupes pharmaceutiques cherchent des alliances solides, les danois ont noué un partenariat stratégique avec le groupe Saidal pour produire en Algérie des insulines de dernière génération, avant d’envisager l’introduction de nouvelles molécules et de nouvelles hormones dans le cadre de ce même accord. «Quand on a vu l’ambition de l’Algérie en matière de production locale, de souveraineté sanitaire et d’innovation thérapeutique, il était naturel que nos deux visions se rejoignent», relève Dr Amine Dahaoui.
Novo Nordisk au-delà de la production et de la promotion commerciale développant une activité de recherche clinique et des programmes de dépistage à grande échelle. Grâce à une clinique mobile déployée en partenariat avec le ministère de la Santé, plus de 600 000 personnes ont pu être dépistées pour le diabète de type 2. Parallèlement, 17 centres dits baromètres permettent de générer des données sur plus de 24 000 patients algériens. Au plan la recherche, le bilan est tout aussi significatif : 17 essais cliniques de phase 3, 2 de phase 2 et 13 études observationnelles ont été conduits en Algérie, en partenariat avec des services hospitaliers investigateurs.
Samira Belabed